Ahhhhh !!! Ca faisait longtemps ! Je commençais à m'inquiéter !
Certes, il est vrai que Paillé devait se remettre de sa défaite aux sénatoriales (On est tranquille, Raffarin ne va pas la ramener de si tôt)...
"Mme Royal s'avère être la reine du +y'a qu'à+". Ce +y a qu'à faire+ sans dire +le quoi et le comment+ montre bien que dans ce débat, Mme Royal n'a
réellement rien à dire."
Ah bin je comprends mieux maintenant pourquoi Sarkozy ne fait rien et ne dit rien, non plus... logique... puisque dans ce débat, il n'a réellement rien à dire non plus... ni ce qu'il faudrait
faire, et encore moins le "quoi et le comment" (ne pas trop en demander)...
Et pour fêter le retour de Dominique Paillé, je ne lui fais pas 1 mais 2 cadeaux !!! (eh oui, c'est mon jour de bonté) :
Discours de Ségolène Royal sur la mondialisation
Changer le système capitaliste devenu fou
Verbatim :
"il faut colmater les brèches si on change le système, c'est-à-dire, par exemple, s'il y avait une réunion internationale d'ailleurs qui tarde à
venir et si, par exemple, tous les pays industrialisés décidaient de refuser les investissements en provenance des paradis fiscaux. Voilà une décision très concrète qui assainirait déjà le système.
Si ensuite, des fonds de placement étaient tous soumis à la règlementation à laquelle aujourd'hui ils échappent. Si la rémunération des traders était enfin réformée comme on le dit maintenant
depuis plusieurs fois sans le faire, s'il y avait dans chaque pays, une banque nationale à commencer par la France qui garantirait les Prêts aux entreprises et aux particuliers. Voilà un certain
nombre de mesures concrètes qui permettraient de changer le système."
Communiqué de Delphine Batho :
La crise financière fait rage, mais les
portes-paroles de l'UMP ne trouvent rien de mieux à faire que de s'agacer des prises de position de Ségolène Royal et des députés de
l'opposition.
Cette fébrilité illustre en fait le malaise
profond de la droite qui est dépourvue d'argument face à la faillite du système ultra-libéral qui est au coeur de son idéologie.
Cette situation devrait inviter les portes-paroles
de l'UMP a un effort intellectuel allant au-delà des traditionnels communiqués de défense arc-boutée du Président de la République et d'attaques stériles contre
l'opposition.
L'UMP, au-delà des liquidités injectées pour
sauver les banques à court terme, est-elle d'accord pour changer structurellement le système en imposant de nouvelles règles à la finance ?
L'UMP est-elle d'accord pour créer une banque
publique pour les PME garantissant l'accès au crédit et au financement des investissements ?
L'UMP est-elle d'accord pour remettre en cause le
paquet fiscal afin de dégager les marges de manoeuvre nécessaires à un plan de relance du pouvoir d'achat des Français pour sortir l'économie française de la spirale récessive
?
Voilà trois propositions sur lesquelles nous
attendons rapidement les réponses de fond du parti au pouvoir.