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  • : Blog de soutien à Ségolène Royal par une adhérente PS/DA/JA 63, qui suivra aussi la politique de Nicolas Sarkozy, qu'il nous a promis tellement géniale, tellement en rupture, pendant toute la campagne. "C'est dans le regard des gens de droite qu' on s'aperçoit qu' on est de gauche" Guy Bedos
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Ségolène Royal a présenté sa contribution le 28 Juin, à la maison de la Chimie à Paris.



Vous pouvez la lire sur : 
http://www.congresutileetserein.com






Jeudi 10 juillet 2008

Réactions à gauche :





François Hollande :


François Hollande a défendu, mercredi soir sur LCP, Ségolène Royal face aux "insultes" de la droite, notamment les propos de François Fillon :

François Hollande (PS) a qualifié aujourd'hui de "faits graves" le cambriolage de l'appartement de Ségolène Royal, une "mise à sac accompagnée d'une mise en scène" et a recommandé à François Fillon, très critique dans cette affaire, de prendre garde aux "mots" qu'il emploie.

Comme on lui demandait, lors de Questions d'info (LCP-France Info-AFP), s'il voyait, comme Mme Royal, une "drôle de coïncidence" entre ce cambriolage et les attaques de l'ex-candidate contre "le clan Sarkozy", M. Hollande a répondu que "la meilleure façon de le savoir, c'est que l'enquête puisse être poursuivie jusqu'au bout et qu'on connaisse toute la vérité sur cette affaire".

"Car c'en est une", a-t-il souligné à propos de la "visite" du logement de son ex-compagne: "la mise à sac d'un appartement d'une ancienne candidate à la présidentielle, responsable éminente de la gauche: ce n'est pas un fait banal, un vol classique".


9 juillet : François Hollande invité de Questions d'info




Communiqué Filippetti, Mignard, Rebsamen, Batho, Assouline :



http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/communiques-dafilippetti-j-pmignard-frebsamen-dbatho-dassouline/08-07
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Aurélie Filippetti :



S. Royal : Aurélie Filippetti interview sur BFM TV




David Assouline en débat avec un grand professionnel de la magouille, j'ai nommé Patrick Balkany ! :




Balkany : "Ca fait belle lurette que ce genre de choses n'existent plus dans notre pays".

Et Besancenot qui se fait suivre, lui aussi c'est des halucinations ? Et Bernard Thibault qui retrouve du matériel électronique dans son véhicule de fonction, c'est de la paranoïa ? Ils vont bientôt venir nous dire que c'était simplement son fils qui avait démonté sa gameboy...


Balkany des Hauts de Seine se croit au Royaume des Bisounours ! Et confond sûrement la politique et le concours de Mister et Miss Camping !

 



Jean Louis Bianco :


http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20080711.FAP4579/jeanlouis_bianco_met_en_cause_lenquete_sur_les_cambriol.html

Jean-Louis Bianco met en cause l'enquête sur les cambriolages du domicile de Ségolène Royal
Le député socialiste Jean-Louis Bianco a mis en cause vendredi l'enquête sur les cambriolages du domicile de Ségolène Royal, estimant que l'identification jeudi d'une suspecte à l'aide d'une empreinte digitale est sujette à caution.


"Il suffit qu'elle parle pour que brusquement on retrouve, alors que l'affaire de 2006 avait été classée, une hypothétique coupable", a déclaré sur iTélé Jean-Louis Bianco.


"Dans quelle démocratie au monde aurait-on pris l'affaire aussi peu au sérieux?", s'est interrogé l'ancien porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle.


Pour le député des Alpes de Haute-Provence, "c'est à la police d'apporter des preuves" et non à la candidate de se justifier, après qu'elle ait évoqué "une affaire politique".


"Quand on insulte un adversaire politique, c'est qu'on est faible", a estimé par ailleurs Jean-Louis Bianco face aux multiples attaques venues de l'UMP depuis que Ségolène Royal a pointé du doigt le "clan Sarkozy". AP



Sur I-télé le 11 Juillet :


 

 

Gérard Collomb :


http://www.dailymotion.com/video/x62q98_gerard-collomb-maire-de-lyon-defend_news



Invité des GG mercredi 9 juillet, Gérard Collomb est revenu sur les propos de Ségolène Royal qui a lié « le clan Sarkozy » et le gouvernement au cambriolage de son appartement : « Ce que je constate, c'est qu'il y a dans ce pays aujourd'hui un climat de stress. Ce climat de stress, le président de la République en est largement responsable, lorsqu'il s'attaque aux marins-pêcheurs, quand il agresse au Salon de l'Agriculture quelqu'un qui ne pense pas comme lui, que lorsque l'on riposte à son plan de reprise en main des médias il agresse les directeurs de chaînes télévisées... Je crois qu'il crée du stress, or dans ce pays il faut créer du consensus. »

« Donc je comprends un peu la réaction de Mme Royal, qui se sent agressée. Elle se sent agressée lorsque sur chacune de ses phrases il y a une espèce de pilonnage qui est fait systématiquement. Elle n'a peut-être pas tort de penser qu'elle est un peu la cible parce qu'elle peut représenter un danger pour le président de la République. Que son appartement ait été à plusieurs reprises visité, ce n'est pas quelque chose de courant. Ce n'est pas dans tous les pays qu'un des chefs de l'opposition voit régulièrement son appartement visité, ses ordinateurs vidés. Si j'étais Nicolas Sarkozy, je ferais attention à ce que Mme Ségolène Royal puisse désormais vivre dans la tranquillité. »





"Deux poids et deux mesures" - François Rebsamen :


http://www.rue89.com/2008/07/09/royal-cambriolee-et-si-cetait-arrive-a-chirac-sous-mitterrand


François Rebsamen se plaint également de la lenteur de l’enquête. Selon lui, la police semblait plus mobilisée quand il s’agissait de retrouver le scooter de Jean Sarkozy:

"Quand on pense aux moyens qui avaient été mis en œuvre pour retrouver le scooter du fils du président de la République qui était à l'époque ministre de l'Intérieur, je me dis que depuis un an, l'enquête a dû progresser et il y a là deux poids et deux mesures."






Jean-Marc Ayrault :


http://www.lepost.fr/article/2008/07/09/1221595_segolene-royal-note-une-coincidence-entre-ses-critiques-du-clan-sarkozy-et-son-cambriolage.html

"Elle ne parle sans doute pas en l'air, qu'il y ait un clan Sarkozy c'est une évidence", a déclaré sur RMC le président réélu du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. "Si elle dit ça, c'est qu'elle a de bonnes raisons de le dire", a-t-il insisté.




André Vallini :


http://blogdejocelyne.canalblog.com/

Sur l'allusion de Ségolène Royal à la «coïncidence» entre la «mainmise du clan Sarkozy sur la France» et la «mise à sac de son appartement, André Vallini estime qu'il est «évident» qu'il y a un «clan Sarkozy qui veut s'arroger tous les pouvoirs» et dénonce «la façon dont Nicolas Sarkozy veut faire ses réformes et dont il les accompagne». Pour lui, «Ségolène Royal est en colère» et la «meilleure façon d'éteindre la polémique c'est que la police fasse son travail».

Sur la stratégie de Ségolène Royal, André Vallini refuse de se prononcer. «Je pense que c'est quelqu'un de combatif, qui dit les choses comme elle les ressent, qui n'a pas la langue de bois et c'est utile en politique».



Michèle Delaunay :


http://www.michele-delaunay.net/blog/2008/07/10/784-de-l-universalite-de-l-imbecillite


"L'an dernier, le même jour exactement, ses ordinateurs chez elle, et le mien à l'Assemblée, nous avaient été dérobés. Le mien n'a jamais réémis depuis, ce qui exclut un vol pour usage et pour commerce. Pour le dire simplement, je pense comme elle qu'il y a des imbéciles partout, et que l'UMP n'en ait sans doute pas plus indemne que n'importe quel autre parti."



Julien Dray :


http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/afp.asp?id=13637

Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a pressé mercredi les "responsables de la majorité" d'"éclaircir les rapports" qu'ils entretiennent "avec les grands groupes de médias", après les accusations de Ségolène Royal de "mainmise du pouvoir sur les médias".

"Des questions ont été posées par Ségolène Royal. Plutôt que de se livrer à des bons mots douteux, à des concours de blagues piteuses, les responsables de la majorité doivent y répondre, et éclaircir les rapports qui sont entretenus avec les grands groupes de médias, ainsi que les services qui leur sont rendus par la restructuration en cours du service public de l'audiovisuel", a déclaré M. Dray dans un communiqué
.

Selon le député de l'Essonne, "le comportement des dirigeants de la majorité et des ministres, qui font preuve d'une violence rhétorique grave (à l'égard de Mme Royal, ndlr), s'accompagnant souvent de remarques d'une bassesse infâmante, est inacceptable".


Jean Luc Mélenchon :


Quand Mélenchon soutient Ségolène (à environ 20 min) :
http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57719


"Ca me met mal à l'aise, parce que je vois bien que tout le monde ironise sur son compte, la traite de haut... certains laissent même entendre qu'elle est folle. C'est évidemment une cible, elle doit bénéficier de mesures de protections particulières. Je suis très étonné que ça ne soit pas le cas. On peut aussi prendre au sérieux ce qu'elle dit avant de se moquer d'elle.

Oui c'est grave comme accusation.

Elle a été trop loin ?

Non, écoutez, quand même ! Cette femme a été la candidate du parti socialiste, elle a fait 17 millions de voix, elle mérite le respect, non ? On peut la protéger un peu ! (...) Moi je vois des bâtiments publics où des policiers, du matin au soir, gardent une porte qui n'est menacée par personne, et d'un autre côté je vois la candidate de mon parti qui se fait cambrioler et personne ne bouge, il ne se passe rien ! Quand il a été question du fils du président de la République et de son scooter pourri, là y'a eu des empreintes ADN ! (...) Nous les socialistes, nous avons intérêt à faire bloc autour d'elle avant qu'il lui arrive quelque chose de mal"


Quand Mélenchon soutient Royal




Najat Belkacem :


http://blog.najat-vallaud-belkacem.com/

 Puisque j’ai commencé en évoquant Libération, je terminerai par ce même journal capable décidément du meilleur comme du pire. Le pire, pour moi, a été atteint cette semaine avec le lynchage intolérable de Ségolène Royal (voir couverture du 9 juillet) : que les portes parole du clan Sarkozy se livrent à ce jeu qui évite de se poser les véritables questions, et en passant de répondre à celles si franches de Ségolène, c’est une chose. Mais que le plus grand journal de gauche rejoigne la meute, ça dépasse l’entendement : croyez vous vraiment qu’il ne faille pas s’interroger sur les fouilles, « visites », cambriolages, et vols d’ordinateurs répétés de l’ancienne candidate à la présidentielle ou de ses équipes ? Pensez vous sincèrement qu’il y ait, comme l’affirme Frédéric Lefebvre mais aussi l’éditorialiste de Libé une comparaison possible entre la leader de l’opposition forte de 17 millions de voix et n’importe quel français qui se fait cambrioler ?

Avalez vous vraiment cette histoire à dormir debout d’ex-yougoslave (une étrangère bien sur, ça fait toujours mieux) soit disant responsable d’une des visites chez Ségolène (en 2006 !) et opportunément retrouvée ces derniers jours par les services de police ? Faudra t-il vous expliquer à nouveau, mais cela vous intéresse t-il seulement, que, à part des ordinateurs, la plupart de ces « cambriolages » ne se sont soldés par aucun vol, marque manifeste d’une tentative d’intimidation et de pression bien plus que de l’appât du gain : allez savoir pourquoi « une ex-yougoslave sans rapport avec le pouvoir politique » (dixit le site Internet de libé quelques jours après la scandaleuse couverture !!!!!!!!) se livrerait à de tels actes gratuits.

Alors voila, vous qui me lisez souvent sur ce blog le savez, je ne suis pas du genre à sortir facilement de mes gonds, mais là, c’est une vague de dégoût total qui m’a submergée cette semaine.





Dans les critiques de la droite, si l'on passe sous silence les écarts de langage inadmissibles et puériles du porte flingue parole Frédéric Lefebvre (j'en profite pour rappeler qu'il avait pété une durite paranoïaque contre l'AFP il y a quelques temps... il pourra venir avec les ségolénistes chez le psy), il nous reste les âneries de Fillon, qui n'a sûrement que ça à faire, et notre Jean Pierre national qui trouve qu'elle est "fragile"...

Fragile (ça m'étonnerait), peut-être, mais toujours moins que son précédent et son prochain résultat électoral en Poitou Charentes aux régionales...


Après, on a aussi retrouvé, comme par hasard, une suspecte pour le cambriolage de 2006 alors que l'enquête a été classée sans suite... Bientôt ils vont venir nous raconter qu'ils ont découvert plein de vieilles empreintes suspectes et qu'elles appartiennent, semble-t-il, à un soit disant François H, premier secrétaire d'un important parti de gauche...







JFK à propos du lynchage de l'UMP envers Ségolène (ici, cela concerne ce qu'elle a dit au Québec) :


JFK : Elle Leur Fait Peur




Ca aussi, c'est pas mal (surtout venant de Claude Askolovitch) :


(C'était un peu avant les réactions de soutien exprimées par beaucoup de socialistes)



Ségo VS Sarko info journaliste Claude Askolovitch
par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 10 juillet 2008

Communiqués d'A.Filippetti, J.-P.Mignard, F.Rebsamen, D.Batho, D.Assouline




Communiqué d’Aurélie Filippetti, députée de Moselle et porte-parole du groupe socialiste à l’Aseemblée nationale, le 8 juillet 2008

« Monsieur Frédéric Lefebvre prend ses désirs pour des réalités : non, Ségolène Royal n’a pas « pété un câble », mais c’était bien l’objectif recherché par les barbouzes qui ont visité son appartement pour l’intimider.

Avec l’UMP de Sarkozy, on n’est plus dans la politique mais dans la vulgarité érigée en rhétorique. Dans la France de Nicolas Sarkozy, on peut désormais mettre à sac le domicile de la principale opposante politique et cela ne déclenche que l’hilarité des porte-parole, ou plutôt des porte-flingues, du pouvoir en place.

La France de Sarkozy c’est la télé de Berlusconi et les méthodes de Poutine. Ce qui dérange l’UMP, c’est que SR a une voix qui porte et qu’elle incarne à elle seule l’opposition : tenter de la faire taire en la discréditant, c’est aussi reconnaître que ses idées et popularité dérangent le pouvoir.

Les porte-parole de l’UMP ferait mieux de répondre sur le fond aux propositions de Ségolène Royal sur l’urgence écologique, le mandat unique, la réforme des retraites, la révolution fiscale, plutôt que de tenter de refaire le coup aux Français des manipulations de la campagne présidentielle. Plus personne n’est dupe ! »

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Communiqué de Jean Pierre Mignard, avocat, le 8 juillet 2008
 
« Avec l'élégance de propos qui lui est coutumière, Monsieur Lefebvre prétend que Madame Royal a « pété un câble » pour constater une coïncidence entre la mise à sac de son appartement et la mise en cause du pouvoir politique.

La visite de son appartement a été constatée par la police et le serrurier réquisitionné, son officier de sécurité et le Procureur de la République de Nanterre qui s'est personnellement transporté sur les lieux.

Rien ou presque n'a été volé, mais tout a été bouleversé et la copie de la plainte de son premier cambriolage déchirée et exhibée.
Ceux qui ont agi se sont sentis assez forts pour provoquer.

Si Monsieur Lefebvre qui sait tout sur tout a des informations rassurantes à donner à propos de cette infraction, il doit être entendu comme témoin par le Procureur de la République. »

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Communiqué de François Rebsamen, maire de Dijon, le 9 juillet 2008

« Pour la deuxième fois l’appartement de Ségolène Royal a fait l’objet le 27 Juin d’un «  cambriolage » d’un genre particulier : une intrusion, pas de vol, mais une mise à sac et une une mise en scène, orchestrée qui relève de la menace et de l’intimidation musclée.  

Et depuis ?

Un silence assourdissant des médias, des observateurs, de la ministre de l’Intérieur. Pas un mot de soutien de Nicolas Sarkozy qui a pourtant érigé la compassion en méthode de gouvernement, Mais des insultes du Premier Ministre et du porte parole de l’UMP, quand Ségolène Royal s’interroge sur les liens entre les attaques dont elle est victime et son rôle d’opposante au président de la République.

Imaginons un instant qu’en 1988 ou 1989 le candidat de la droite à la présidentielle, Jacques Chirac, ait été victime du même type de pratiques. Complot, affaire d’Etat, que n’aurions nous pas entendu…  

Aujourd’hui rien, circulez il n’ y a rien avoir.  

Une des chefs de l’opposition, l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle, est menacée dans sa sécurité quotidienne et la seule réponse est de l’accuser de «  péter les plombs ».

La démocratie c’est d’abord le respect de l’opposition, j’appelle les représentants de la majorité à s’en souvenir. »

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Communiqué de Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, le 9 juillet 2008

« La mise à sac de l'appartement de Ségolène Royal est un fait grave qui devrait susciter l'indignation de tous les responsables politiques par delà les clivages.

Il est particulièrement choquant que le Premier ministre, au lieu de condamner énergiquement toute tentative d'intimidation d'une responsable politique de premier plan, ressorte des formules vieilles de l'inquisition accusant la victime de démence.

Monsieur Fillon a manifestement perdu le sens des valeurs et des usages républicains, c'est tout à fait regrettable.

On aurait préféré qu'il commente, tout comme les autres responsables de l'UMP, ce que Ségolène Royal a dit sur la mainmise du clan des puissants amis de Monsieur Sarkozy sur la France, et en particulier sur les médias. Leur silence gêné montre que Ségolène Royal a visé juste. »

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Communiqué de David Assouline, sénateur et secrétaire national du PS, le 9 juillet 2008

La  meute est encore lâchée contre celle qui dit clairement comment, pourquoi et pour qui le clan Sarkozy fait main basse sur la France. En moins d'une semaine, par deux fois François Fillon, Premier ministre en fonction, s'en est pris violemment à Ségolène Royal,  un ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a encore montré qu'il ne digère toujours pas sa défaite en Poitou-Charentes, et l'éternel matraqueur Monsieur Lefebvre s'est encore illustré par la vulgarité de ses propos.

En plus de s'attaquer de façon « décomplexée » au pouvoir d'achat, aux services publics, au code du travail, à l'audiovisuel public, au profit des plus riches, la droite sarkozyste voudrait au mieux qu'on la commente, pas qu'on s'y oppose avec force.

Et bien, Ségolène Royal n'est pas femme à se laisser intimider et assume sa responsabilité en combattant et en proposant avec toute le courage qu'on lui connaît.

par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 6 juillet 2008

Ce qu'a dit Ingrid Bétancourt avec énormément d'ailleurs de dignité et de précision, c'est de rendre hommage à l'action diplomatique de la France, dans sa globalité, c'est-à-dire l'action de Jacques Chirac, de Dominique de Villepin, qui a d'ailleurs été le premier en tant que chef de la diplomatie française puis Premier Ministre à sonner le tocsin et à faire en sorte qu'Ingrid Bétancourt ne soit pas oubliée.
D'ailleurs, dans cet esprit de réconciliation nationale, il aurait été tout à fait louable que Nicolas Sarkozy puisse associer Jacques Chirac et Dominique de Villepin à l'accueil et à la reconnaissance, à l'égard de ce qui s'était passé. Aujourd'hui, vous avez vu qu'il y a versions nouvelles.....

France Info : Cela veut dire que les négociations menées depuis des années avec les FARC ont été utiles?"

Ségolène Royal : "Ecoutez, c'est bien trop tôt pour le dire. Vous avez vu qu'il y a maintenant des nouvelles versions qui circulent à propos des opérations pratiques de libération.
Une chose est le travail au long cours, une autre est l'intervention lors de l'opération immédiate, pratique de libération, où, là, ni l'Elysée ni le Quai d'Orsay n'ont contesté le fait que Nicolas Sarkozy n'ait joué aucune rôle. Cette polémique n'a aucune raison d'être. Tous ces gens devraient être très joyeux de la libération d'Ingrid Bétancourt, j'observe que cette joie a vraiment été de courte durée pour tout d'un coup trouver une occasion de me sauter à la gorge dans des opérations politiciennes tout à fait dérisoires.
Et je pense que l'événement historique que nous vivons avec cette libération, qui redonne aussi l'espoir à des milliers de personnes anonymes qui pourrissent dans des geôles à l'échelle la planète, mérite vraiment autre chose que ce traitement politicien.

France Info : Avez-vous prévu de rencontrer Ingrid Bétancourt ?

Ségolène Royal : Par pudeur et respect, je prendrai contact avec elle mais vraiment dans quelque temps, quand elle aura vraiment repris pied pour elle-même, pour les siens, et pour les causes qu'elle défend.




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Ségolène Royal se défend bien d’avoir été absente des festivités du 400e anniversaire de Québec, comme le lui reproche l’ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin. Au contraire, la présidente de la région Poitou-Charentes a pris plusieurs bains de foule et a même rencontré les artistes québécois du spectacle commémoratif dans leur loge pour saluer leur talent.

Jean-Pierre Raffarin a affirmé vendredi à l’AFP que Mme Royal avait préféré faire de la politique au lieu d’assister aux cérémonies officielles du 400e. «Son absence a été remarquée et a déçu les Québécois», a-t-il soutenu. La polémique s’est rendue jusqu’en France, où plusieurs médias ont abordé le sujet.

Mme Royal rétorque qu’elle avait prévu d’assister aux cérémonies protocolaires en avant-midi, mais que sa voiture est restée coincée dans la circulation en raison d’un léger retard. «Je n’ai pas pu accéder à ma place. J’ai donc regardé les cérémonies avec la foule le long des barrières», a-t-elle expliqué au Soleil, vendredi.

La candidate socialiste aux dernières élections françaises ajoute qu’il est complètement faux de prétendre que les Québécois ont été déçus de son absence. Car si elle n’était pas assise avec les dignitaires pendant le Salut à Champlain, elle a été la seule représentante politique de la France à assister au spectacle commémoratif Rencontres, en fin de journée. Une présence remarquée qui lui a valu les applaudissements de la foule. Tous les autres dignitaires étrangers ont en effet préféré se rendre aux réceptions VIP, laissant les places qui leur étaient réservées dans les gradins à leurs accompagnateurs.

Dans la loge des artistes

«Je préfère être avec la population que de participer aux réceptions avec les dignitaires», a-t-elle affirmé, pour expliquer sa décision d’assister à ce spectacle à saveur historique au lieu de suivre les autres invités. Mme Royal a aussi voulu saluer les artistes dans leurs loges, particulièrement Claude Dubois, Robert Charlebois, Yves Jacques, Diane Dufresne et Gilles Vigneault.

«Je pense que l’identité du Québec elle est là, elle est dans la culture», a-t-elle précisé. Mme Royal était accompagnée lors de ce spectacle par Dominique Besnehard, qui a coproduit récemment le film L’Âge des ténèbres de Denys Arcand.

Mme Royal ajoute qu’elle a aussi accueilli le Bélem à Québec le 2 juillet, en l’absence de M. Raffarin. Les Québécois lui ont alors réservé un accueil chaleureux qui se confirme partout où elle passe dans la capitale. «Je croise régulièrement des gens qui me disent qu’ils voteraient pour moi si je me présentais dans la région! C’est très touchant.»

À son avis, M. Raffarin fait donc complètement fausse route lorsqu’il affirme qu’elle était absente des célébrations. «J’étais là pour l’arrivée du Bélem, j’ai pris la parole. Le défilé militaire, je l’ai vu avec la population. Je suis allée au spectacle le soir et j’irai voir le Moulin à images de Robert Lepage ce soir (vendredi). La polémique, elle est totalement déplacée.»

Ségolène Royal soutient par ailleurs qu’elle a adoré le spectacle commémoratif Rencontres. «J’ai trouvé ça exceptionnel, à la fois dans la mise en scène et dans le choix des artistes. Yves Jacques est tellement beau et tellement bon. J’ai trouvé les ballets extraordinaires. Diane Dufresne était très rigolote. C’est très esthétique, audacieux, émouvant. Et j’ai été très contente de revoir Gilles Vigneault. J’adore les artistes québécois», a soutenu Mme Royal, qui quittera la capitale samedi.


http://www.cyberpresse.ca/article/20080705/CPSOLEIL/80704241/7137/CPSOLEIL05

par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 1 juillet 2008

Le 30 juin : Scandaleuses accusations



Comme vous le savez, mon appartement a été visité pour la troisième fois, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, quelques heures avant mon intervention à la Maison de la Chimie devant plus d’un millier de militants.


Ce matin, Le Figaro mettait en cause la vérité des faits, parlant « d’éventuelle intrusion » et laissant entendre que j’aurais pu moi-même mettre en scène l’infraction (aaahhhh, le Figaro !!! Tout l'art du journalisme condensé en un seul journal !). La moindre des choses aurait été de s’informer auprès des policiers et du procureur de la République de Nanterre.


Car ce dernier, le juge Philippe Courroye, s’est déplacé chez moi en personne, dans la nuit, pour signifier l’importance qu’il accorde à ce délit, et particulièrement à sa répétition.


Ce soir-là, je revenais de Poitou-Charentes et je suis passée par mon bureau parisien, avant de rentrer chez moi et de me préparer au meeting du lendemain.


Là, le choc. Même si c’est la troisième fois que mon appartement est visité par effraction, on ne s’habitue jamais à une telle violation de son intimité. Rien n’avait été volé. Mais la mise en scène de ces « cambrioleurs » - qui devaient être bien renseignés pour tenter cette visite en début de soirée, et pas en pleine nuit – m’a donné froid dans le dos.


Les boucles d’oreille de ma fille soigneusement déposées sur le lit… Les minutes d’un précédent procès-verbal (encore pour cambriolage) déchirées et posées sur un meuble… Les tableaux déplacés… Mon appartement ne m’appartiendrait-il plus ? Derrière tout ça, il y a la volonté manifeste de m’intimider, voire de me faire reculer (raté).


Les questions maintenant : Qui est derrière tout ça ? Est-ce que c’est un maniaque, une officine mafieuse, des barbouzes ? Quelle volonté les anime ? Que va faire le gouvernement ? Où va la France si les leaders de l’opposition peuvent être à ce point inquiétés ?


J’ai bien l’intention de demander des comptes au ministère de l’Intérieur afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Je veux savoir qui est l’instigateur de cette tentative de déstabilisation politique. Je n’en resterai pas là (encore heureux).

par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Vendredi 20 juin 2008


Ségolène Royal « n'a aucune chance de prendre la tête du PS ».

« Depuis un an, elle fait systématiquement le mauvais choix, à croire qu'elle aime se tirer une balle dans le pied. Elle sent le sol se dérober. Si elle continue sur ce registre sectaire
[Traduction : elle est la seule à s'opposer efficacement au gouvernement], elle n'a strictement aucune chance de prendre la direction du PS. Aujourd'hui je ne lui en donne pas une sur 100 de revenir dans la course [Et c'est exactement parce que tu penses ça qu'elle va t'éclater la tronche en 2012] ».

« Ségolène Royal est politiquement morte ».



BONUS : [Sarkozy]  "Il suffit de dire une fois les choses, quand on en est convaincu".  (17 Juin 2008 à Paris)





Qui a dit ça ? L'adolescent qui nous gouverne, bien sûr.

C'est sûr que pour ce qui est de se tirer des balles dans le pied, il parle en connaisseur ! Il ne fait que ça depuis un an !...

Monsieur "Normalement je suis censé gouverner et pas discuter du PS" s'amuse depuis quelques temps à distiller des brèves un peu partout dans la presse amie...

Sauf que là, il ne parle pas pour les électeurs de droite, mais pour les militants socialistes.... et sachant que l'autorité de Hollande sur eux, faut aller la chercher très loin, imaginez celle de Sarkozy !


Et on avait jamais vu un mort alimenter autant les sujets de discussion. Ni être suivi par autant de caméras.


Continue comme ça mon ami. On se retrouve en 2012.
par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 15 juin 2008
Ou l'art de n'être jamais parfaite.






http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=73089

"Ségolène Royal et Martine Aubry avaient quitté la salle des congrès bien avant le vote, laissant à leurs entourages le soin de distiller les dernières informations sur l'état de leurs forces et de leurs préparatifs."

"Samedi, (Ségolène Royal) a fait une arrivée très orchestrée, à pied, entourée d'une partie de son état-major. Au bout de l'allée pavée ou François Hollande parlait à la presse, sa voiture a attendu dix bonnes minutes que le premier secrétaire ait terminé pour la déposer."



http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3878101,00-unite-facade-mais-royal-fond-salle-.html


"Elle s'est placée au fond de la salle. Et est repartie avant la fin du discours de François Hollande."








La prochaine fois, elle arrive avec une fanfare, pendant le discours de Hollande, une chaise à la main pour s'installer DEVANT le premier rang.

Ou mieux ! Elle s'installe à la tribune à côté de Hollande....

"Nan mais vas-y François, continue, je t'en prie... j'veux pas t'interrompre..."

Là on verra les réactions des journalistes.
par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Jeudi 29 mai 2008
L'hebdomadaire devra payer 8.000 euros à l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, après avoir publié deux photos d'elle se recueillant dans une église italienne, dans son édition du 30 avril.



Le juge des référés du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné l'hebdomadaire Paris Match, jeudi 29 mai, à verser 8.000 euros à Ségolène Royal, pour avoir publié des clichés de la candidate socialiste à la présidentielle de 2007 priant dans une église d'Italie.
La juge Anne-Marie Sauteraud a estimé que le magazine avait porté atteinte à la vie privée et au droit à l'image de Ségolène Royal, et l'a condamné à lui verser 6.000 euros de dommages et intérêts, et 2.000 euros au titre des frais de justice.
Dans son édition du 30 avril, Paris Match avait publié deux photos de la présidente de la région Poitou-Charentes, prises alors qu'elle se recueillait dans l'église florentine du Saint-Esprit. Dans un bref article, l'hebdomadaire rappelait de récentes déclarations de Ségolène Royal "vilipendant" certains propos de Nicolas Sarkozy sur la laïcité.

"Pas contradictoire"

Dans son ordonnance, la juge relève que les clichés ont été "pris à l'insu" de l'ex-candidate, et "publiés sans son consentement", alors que "cette visite était de nature exclusivement privée".
Il est vrai que Ségolène Royal "a acquis une notoriété particulière", relève la magistrate, et qu'elle "n'a jamais caché être issue d'une famille catholique", mais "il n'en résulte nullement qu'elle aurait accepté de renoncer à toute protection de sa vie privée".
En outre, "il n'est pas contradictoire de défendre publiquement la laïcité, dans un contexte exclusivement politique, et de se rendre dans une église à titre strictement privé", ajoute la magistrate, considérant que "cette diffusion ne relevait pas d'une information légitime du public et a porté atteinte à la vie privée de Ségolène Royal".

"L'intégralité de ces sommes sera reversée à des associations de secours à des personnes en détresse", a affirmé l'entourage de l'ex-candidate à l'Élysée.

Source Nouvelobs.com
par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 28 mai 2008

 SÉGOLÈNE ROYAL repart au combat (VSD)

Alors qu'elle se lance à la conquête du PS, ses rivaux donnent de la voix. Mais l'ex-candidate à la présidentielle s'est aguerrie. Constitution d'une équipe, rédéfinition d'un programme, déplacements, elle se donne toutes les chances de l'emporter en novembre prochain.


 


C’est un moment rare. Ségolène Royal s’exprime et elle le fait dans VSD. Pour dire qu’elle est toujours là, qu’il faudra compter sur elle. Dans un entretien, elle donne son point de vue et juge que les réactions de certains membres du parti socialiste à son encontre sont « inutilement brutales ». « On se permet de parler de moi en des termes que je ne me permettrais jamais […] Certains se disent : “Pourquoi elle ? Mais, au fait, elle est encore vivante ?” C’est un fait, je ne suis pas morte. » Candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS, elle précise, en des termes forts, qu’il ne sera plus possible de le traiter (le PS, NDLR) de « pétaudière ».




Des sanctions au PS

Elle envisage même de prendre des sanctions à l’encontre de ceux qui pourraient diverger de la ligne. « Est-il normal que ceux qui insultent leur parti puissent rester candidats au nom de ce parti ? explique-t-elle. Les militants ne tolèrent pas que des élus portent atteinte à la dignité du parti ou aux règles élémentaires de fraternité au sein du PS, alors qu’ils lui doivent leur élection. Il faut instaurer un système de droits et de devoirs. On est élu parce qu’on bénéficie d’un parti, de ses militants, de son histoire, eh bien, on a des devoirs à l’égard de ce parti. Et ce système, si j’étais désignée, je le mettrai en place. Si le risque de perdre son investiture parce que l’on se comporte mal en dénigrant son parti ou en injuriant d’autres socialistes existait, nous n’assisterions pas à ce type de dérapages. Seul doit nous animer le débat d’idées. Mais, lorsque le parti aura décidé sa ligne politique, il faudra s’y tenir. Les militants ne supportent pas le brouhaha actuel, d’autant moins que ce sont des responsables politiques qui se permettent de porter atteinte à l’image du parti. »




Retour sur sa séparation d'avec François Hollande

Par ailleurs, l’ex-candidate à la présidentielle revient sur l’annonce de sa séparation d'avec François Hollande, intervenue au second tour des législatives : « Ce n’est pas moi qui ai lancé ce communiqué, c’est l’AFP. Je le sais parce que j’ai eu en direct le directeur de l’agence au téléphone pour lui dire de ne pas communiquer. Il l’a fait quand même. » Pour quelle raison ? demande VSD « D’où croyez-vous que de telles instructions puissent venir, répond Ségolène Royal, pour que, dans un timing aussi précis destiné à brouiller, vous avez raison, une information politique, une telle nouvelle, d’ordre privé, soit lancée ? C’est tombé juste après la défaite d’Alain Juppé. Nous avions prévu, François Hollande et moi, de faire un communiqué commun le lendemain. Le pire, c’est que beaucoup ont pensé que j’étais responsable de cette dépêche ! Comme si, m’étant retirée des législatives, j’avais intérêt à brouiller la bonne nouvelle du soir pour mon parti… C’est redoutable ».

Lire la suite dans VSD n°1605 du 28 mai au 3 juin 2008

par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 25 mai 2008

4èmes Rencontres Europe-Amériques sur la démocratie participative 23 mai 2008 Maison de la Région Poitou-Charentes

 

Bonjour à toutes et à tous.

 

Et merci à vous, Richard Descoings, d'être fidèle à ce rendez-vous annuel pour lequel, une fois encore, les équipes de Sciences Po et de la Région se sont mobilisées ensemble. Je suis heureuse de vous souhaiter la bienvenue en Poitou-Charentes pour ces 4èmes Rencontres sur la démocratie participative qui, cette année, s'ouvrent à des chercheurs des 3 Amériques : celles du Sud, du Centre et, pour la première fois, du Nord. Merci aux scientifiques de nos deux continents de nous apporter l'éclairage de leurs travaux. Et merci aux élus et aux responsables gouvernementaux venus de Suède, de République dominicaine et de Catalogne de verser à la réflexion commune les démarches de démocratie participative qu'ils conduisent dans leurs pays respectifs.

 

S'il est une mondialisation féconde et toujours heureuse, c'est celle de la circulation des idées et des initiatives qui visent à associer plus directement nos concitoyens aux choix qui les concernent. Permettez-moi de remercier aussi deux fidèles de ce rendez-vous annuel, dont les analyses nous empêchent, au cas où nous en aurions la tentation, de nous endormir sur nos modestes lauriers participatifs : Yves Sintomer, qui nous rejoindra cet après-midi, et Loïc Blondiaux qui, lui, est déjà parmi nous. Leurs réflexions nous accompagnent depuis longtemps.

 

1) 1ères Rencontres 2005 : le Budget Participatif des Lycées

 

Je me souviens de nos 1ères Rencontres, en juin 2005. La nouvelle majorité régionale était élue depuis moins d'un an.

 

Nous avions pris devant les électeurs l'engagement de mettre la démocratie participative en pratique, non pas comme un petit supplément d'âme sur des sujets périphériques mais comme une démarche permanente appliquée aux priorités de l'action régionale.

 

Nous avons présenté, dans cet hémicycle, le Budget Participatif des Lycées créé quelques mois plus tôt et le choix qui était le nôtre: commencer par le coeur de métier historique des Régions françaises, les lycées, et un domaine qui engage, en Poitou-Charentes, presque le quart du budget régional.

 

Notre conviction était que la participation des citoyens ou des usagers d'un service public ne doit pas être une vague consultation aux règles floues et aux conséquences opérationnelles incertaines. Cette forme de démocratie doit donner à ceux qui acceptent de s'y engager un vrai pouvoir d'influer sur les politiques conduites en leur nom et, dans le cas des Budgets Participatifs, d'orienter la dépense publique.

 

Ce n'est pas la même chose, en effet, de concéder à la marge une petite enveloppe ou de permettre de peser sur les orientations budgétaires d'une collectivité. C'est pourquoi nous avons décidé d'affecter chaque année à notre Budget Participatif la somme globale de 10 millions d'euros.

 

Ce processus est expliqué dans le petit dossier qui vous a été remis. J'en soulignerai simplement 3 caractéristiques, à mes yeux essentielles :

 

– Premièrement, sa dimension doublement « inclusive », comme disent les chercheurs : dans chaque établissement, les Assemblées du budget participatif sont ouvertes à tous (élèves, personnels, parents) et, sur l'ensemble du territoire régional, toutes les filières d'enseignement (général, technologique, professionnel, agricole et adapté), tous les milieux sociaux, toutes les zones d'habitation (urbaines, péri-urbaines et rurales) sont concernées.

 

– Deuxièmement, l'attention portée à ce qui est le plus difficile : la qualité de la délibération, en petits groupes (propices à l'expression de chacun, même les moins habitués à prendre la parole) et en séances plénières (moment d'échange des arguments et de mutualisation des préoccupations dans une perspective de construction de l'intérêt général) ;

 

– Troisièmement, le pouvoir effectivement partagé de décider puisqu'au terme du processus, les participants votent sur les projets qu'ils ont eux-mêmes proposés et estiment prioritaires (chacun dispose de 10 bulletins qu'il peut répartir à son gré) ; la Région s'engage à financer non pas toutes leurs propositions mais celles arrivées en tête, ce qui correspond en général aux 3 premiers projets qui ont recueilli le maximum de suffrages dans chaque lycée.

 

Aujourd'hui, ce Budget participatif, généralisé à tous les établissements de la région, est entré dans les moeurs. L'expérience concrète a eu raison des craintes, des réticences et des résistances qu'il a suscitées lors de sa création.

 

La participation augmente régulièrement, preuve sans doute que l'appétit participatif vient... en participant et au vu des résultats.

 

2) 4èmes Rencontres 2008 : Ateliers Participatifs et Jurys Citoyens

 

Je sais que l'expression « jury citoyen» est souvent mal comprise, en France, à cause de son rapport avec les jurys d'Assises et peut laisser croire qu'il y a là un pouvoir de condamnation. C'est pourquoi nous les appellerons Ateliers Participatifs d'évaluation citoyenne.

 

Nous voilà maintenant en 2008 et je suis heureuse, à l'occasion de ces 4èmes Rencontres, de vous annoncer que nous venons de franchir un nouveau pas en mettant en place ces Ateliers Participatifs tirés au sort et chargés d'évaluer l'efficacité des politiques régionales dans différents domaines où la Région intervient.

 

C'est, là aussi, un engagement que nous avions pris devant les électeurs.

 

Nous avons tenu parole avec le souci d'avancer sans précipitation mais avec détermination, de l'amont (les décisions) à l'aval (leur évaluation). En prenant le temps de caler à chaque fois une méthodologie qui tire les leçons d'expériences menées ailleurs (c'est pourquoi ces Rencontres annuelles nous sont si précieuses) et s'efforce de répondre aux attentes des citoyens dans le contexte qui est le nôtre, en liant étroitement ces deux préoccupations pour moi indissociables : l'approfondissement politique de la démocratie et l'efficacité de l'action publique.

 

3) L a remise en cause de nos façons de travailler

 

Cela suppose d'accepter l'impact en retour de la démocratie participative sur nos façons de travailler. Ce choc-là n'est pas le moindre ! Pour les élus comme pour les fonctionnaires. Il a bousculé l'idée que chacun se faisait de l'exercice de son mandat ou de son métier.

 

Nous avons été confrontés à une obligation de transparence et de reddition des comptes que je crois salutaire mais qui constitue une petite révolution culturelle, parfois vécue comme déstabilisante. Chacun, cependant, s'est peu à peu aperçu de l'intérêt qu'il y avait à pouvoir s'appuyer sur l'intelligence collective des citoyens. Les préjugés et les préventions ont battu en retraite. Et c'est pour moi une grande satisfaction de découvrir que, de lui-même, tel ou tel service de la Région prend aujourd'hui l'initiative d'une démarche participative qui lui semble aller de soi.

 

Ces citoyens que certains disaient trop ignorants pour juger en connaissance de cause, trop égoïstes pour se hisser au niveau de l'intérêt collectif, trop naturellement dépensiers pour optimiser la dépense publique, trop ceci ou pas assez cela,

 

eh bien ils se sont révélés à l'usage fort sensés, fort responsables, capables de poser des questions très pertinentes et d'effectuer des choix judicieux.

 

Mieux : nous leur devons une véritable « opération vérité » sur nos procédures et le chiffrage des opérations qui nous incombent. Je ne réduis bien sûr pas la démocratie participative à une simple technique managériale mais elle nous aide beaucoup à faire qu'« un euro dépensé soit un euro utile ». L'argent public, fruit de l'impôt, est celui des citoyens. Ce n'est donc que justice qu'ils puissent participer plus directement aux choix et aux évaluations concernant son utilisation.

 

4) Légitimité politique et expertise d'usage des citoyens

 

Budget Participatif ou Atelier Participatif d'évaluation citoyenne, c'est la même conviction qui nous anime : les citoyens ont une légitimité politique à s'occuper des affaires communes non seulement lors des rendez-vous électoraux mais pendant toute la durée d'une mandature. Ils ont en outre une expérience concrète de ce qu'ils vivent quotidiennement, une expertise d'usage que des traditions politiques jacobines, un certain tropisme technocratique et une conception souvent frileuse de la démocratie nous ont, en France, trop longtemps dissuadés de mobiliser.

 

Lorsque les citoyens sont placés dans les conditions d'une délibération de qualité (c'est le point central et l'objet de vos travaux d'aujourd'hui), lorsqu'on ne cherche pas à les transformer en tenants d'une expertise savante, lorsqu'on leur donne les moyens de produire un avis éclairé, leur apport est un formidable enrichissement de l'action publique.

 

5) Pour des politiques publiques réactives

 

Au fil d'une assez longue expérience politique, j'ai souvent constaté que des politiques publiques animées des meilleures intentions pouvaient rater leur objectif, ne pas atteindre ceux auxquels elles étaient destinés ou les enferrer dans la situation dont elles devraient les aider à sortir ou encore s'accompagner d'effets pervers non pris en compte à l'origine. Les signaux d'alerte ne fonctionnent pas toujours et elles continuent sur leur lancée jusqu'à la prochaine échéance électorale comme s'il s'agissait de tankers trop lourds à manier pour qu'on rectifie le cap en cours de traversée.

 

Ma conception de l'action publique est à l'inverse. Il faut, bien sûr, fixer un cap et des objectifs auxquels mesurer les résultats. Mais, de nos jours, les politiques publiques doivent être plus réactives. Elles doivent pouvoir être ajustées, chemin faisant, aux attentes des citoyens et être rectifiées dans une temporalité plus brève que l'écart entre deux mandats.

 

L'expertise technique est nécessaire mais elle doit pouvoir être croisée avec l'expertise citoyenne. La modernisation de l'action publique comme la revitalisation de la démocratie sont à ce prix. C'est pour cela que nous mettons en place des Ateliers Participatifs Citoyens qui évaluent nos politiques dans différents domaines : les bourses d'aide à la création d'activités et d'emplois, la lutte contre le changement climatique, les actions variées mises en place dans les lycées, le micro-crédit régional, l'installation des jeunes agriculteurs, etc.

 

6) Un faux procès en populisme

 

Je me souviens d'avoir parlé pour la première fois des Jurys Citoyens en 2002, à la tribune de l'Assemblée nationale. Dans l'indifférence générale. En 2004, nous avons intégré ce projet dans notre programme régional pour la mandature. Mais lorsqu'en 2006, je les ai à nouveau évoqués, quel tollé !

 

Je vous fais grâce de tous les noms d'oiseaux dont on m'afffubla alors mais je ne résiste pas au plaisir de vous citer cet extrait d'une des charges les plus virulentes : « Depuis plusieurs années, on cherche par tous les moyens à donner le pouvoir à des non élus pour éviter et contourner le suffrage uninversel. Des peureux et des battus, des riches, des prétentieux, certains intellectuels, des ratés et j'en passe, veulent gouverner sans l'onction du peuple. C'est contraire aux principes fondamentaux de la République. On sait bien que tout cela déborde très vite sous la pression des petits justiciers de chef-lieu de canton qui crient plus fort que les autres. Pourquoi aussi ne pas embarquer les élus sur un cheval et les emmener dans la pampa pour les pendre haut et court, comme au bon vieux temps du Far West ? Trêve de plaisanteries : la démocratie est fragile et doit rester à l'abri des gadgets ».