Le PS

Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 21:05

 

Certains en doutaient, mais c'est pourtant bien le cas. Suite à la défaite du PS aux européennes et à la montée d'Europe Ecologie, Martine Aubry est devenue une grande écologiste.


Pour preuve, la réunion de la direction du PS à Marcoussis, où Martine a pratiqué à fond le recyclage... des idées de Ségolène Royal !

C'est assez intéressant d'observer que quelqu'un qui a fait son congrès et son élection en se présentant comme l'anti-Ségolène Royal, puisse aujourd'hui reprendre les idées et leitmotivs de cette dernière ! C'est dire à quel point les discours de congrès ne sont que des paroles en l'air.

D'abord, le choix du lieu -Marcoussis- semble un clin d'oeil à Royal, qui a souvent parlé de son équipe comme d'un pack de rugby, soudé, allant même jusqu'à inviter le rugbyman et médecin hospitalier Serge Simon dans ses réunions politiques : "On parle beaucoup. Pour travailler sur l'esprit d'équipe. Si possible l'esprit rugby où chacun est solidaire de celui qui porte le ballon" (Femme Debout, page 164).

Et voilà qu'à Marcoussis, Martine nous explique que : "Dans le rugby quand il y a un pack tout le monde pousse dans le même sens"... Finalement, on les disait complétement opposées et différentes... La preuve que non !

Pour le reste, un petit retour en arrière s'impose. Souvenez-vous, c'était à Reims, Ségolène Royal parlait d'ouvrir les portes et les fenêtres, et de soigner un parti malade.


Que n'a-t-on pas entendu ce jour là... Royal était une hérétique qui voulait casser le parti socialiste, leur parti socialiste, qu'ils avaient mis si longtemps à cloisonner avec amour !

Et pourtant, à Marcoussis, c'est bien Martine Aubry qui déclare vouloir "changer [les] comportements, [les] façons de faire de la politique". Aïe, aïe, aïe, qu'en pense Laurent Fabius ? Claude Bartolone ? Jean Christophe Cambadélis ? Martine ne devrait pas s'engager sur cette voie, où ça va fortement sentir le divorce !

Pour ce qui est des non-alliances avec le Modem, Martine a commencé à revoir sa copie, face aux présidents de région qui ont déjà prévu de sortir les flingues afin de mener leur campagne comme ils l'entendent. Il se pourrait bien qu'on voit apparaître, dans un an, la fameuse alliance "arc-en-ciel" chère à Ségolène Royal.

Et pour le projet socialiste ? Facile, Martine a opté pour la solution royal(e) : faire le tour des fédérations, aller sur le terrain, et organiser des rencontres avec les français afin de "donner la parole aux Français et installer cette parole dans ce projet" ! Tiens, tiens, c'est curieux, ça me rappelle quelque chose...

Ah oui, ça y est... Les fameux débats participatifs de 2006, tant décriés par tous les caciques socialistes. Pensez-vous, des débats ! Mais quand on fait des débats, c'est qu'on n'a rien à dire ! ...

Martine veut donc faire un "tour de France" pour laisser "la parole aux Français". Après avoir appelé, à Reims, juste après un discours tumultueux de Ségolène Royal, à "ouvrir les portes et les fenêtres", Martine continue de recycler les (bonnes) idées.

Mais le recyclage ne s'arrête pas là. Martine, on la critique, on la critique, mais elle ne fait rien à moitié ! Une autre idée chère (et moquée) de Ségolène Royal était "l'ordre juste". "C'est juste l'ordre" pour Martine Aubry, parce qu'il fallait bien se différencier de la sorcière Royal, quitte à aller trainer jusque sur le terrain de la sémantique. Après son élection, nouveau dada de la première secrétaire : "Il n'y a pas d'ordre sans justice"... Tiens, tiens...

Quid des adhésions à 20 euros, des primaires ouvertes, de la décentralisation du parti ? Vous le saurez (très certainement) au prochain épisode...
Par Mel - Publié dans : Le PS - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 20:29
Hier soir, j'avais la chance d'être à Paris et d'assister à la quatrième Université populaire participative ("débat", pour faire plus simple) organisée par Ségolène Royal et son association Désirs d'avenir.

J'ai appris, au début de la soirée, grâce à ce fantastique outil qu'est twitter, que François Hollande était l'invité de la nouvelle émission de Bruce Toussaint. L'ancien premier secrétaire du PS, présidentiable auto proclamé, est allé s'amuser dans une émission de divertissement. Probablement parce qu'il ne décolle pas dans l'opinion, ce qui est plutot génant lorsqu'on aspire aux plus hautes fonctions de l'Etat. Pour se donner un peu plus de "coolitude", François s'est dit qu'en toute logique, un jeu télé ferait parfaitement l'affaire.

 

 

 


Dommage pour lui, hasard du calendrier, Ségolène Royal organisait le même soir une de ses fameuses universités participatives. Vous savez, le truc où des intervenants viennent prendre la parole sur des sujets sérieux, pour ensuite débattre avec la salle. Le genre de soirée où l'on bosse. Thème : les pesticides.


Parmis les invités à assister aux débats et à prendre la parole s'ils le souhaitaient, on trouvait plusieurs députés. A ma grande surprise, il y avait même un fabiusien, Philippe Martin, qui n'avait pas toujours été tendre avec Royal, mais qui a commencé son intervention en soulignant qu'elle était de ceux qui s'occupaient le plus des questions environnementales au PS.

J'ai ressenti une vrai volonté de débattre et de bosser, quels que soient les courants et les clans... Les interventions de la salle ont été de très bonne qualité et la soirée a malheureusement été trop courte. 

Face à cela, François Hollande (et tous les autres qui se déclarent tour à tour candidats potentiels ou soutiens de candidats potentiels) faisait vraiment dans le médiocre.
Par Mel - Publié dans : Le PS - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 20:25

Ce matin, je suis allée au kiosque acheter, comme presque chaque semaine, le Nouvel Obs. Aujourd'hui, ô joie, ô bonheur, nous avons l'immense plaisir, que dis-je, le privilège, d'y trouver un entretien exclusif© de Nicolas Sarkozy ! J'ai donc feuilleté le magazine, et là, mes yeux se sont arrêtée sur ça :

 

 

Pas besoin de faire un dessin, c'est en gros caractères en plein milieu de la page. Dans toutes les citations en gras, la seule concernant l'opposition, la seule concernant la première secrétaire du premier parti d'opposition, traite du rapport entre les humoristes et la politique.
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Le relever, en gras, dans une interview du président de la République, insister dessus, pour que tout le monde sache ce qu'il en pense, ça a quelque chose de plus rabaissant encore que de le dire à la TV lorsqu'on est un humoriste.
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L'opposition n'existe pas pour Sarkozy. Pour lui, Fabius est la créature de Mitterrand et Aubry se fait maltraiter par les humoristes. Quel respect de l'opposition ! Quel respect des partenaires sociaux quand il s'étonne qu'on dise "il a reculé" lorsqu'il doit revenir sur ses positions suite à des mécontentements qui ne seraient probablement pas arrivés s'il écoutait avant de décider. C'est symptomatique, il vit dans sa bulle.
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Mais bien sûr, concernant Martine Aubry, Nicolas Sarkozy se devait de le dire. On sait qu'il attache une grande importance à la dignité des personnes. Surtout celles de l'opposition. Monsieur Sarkozy défend Martine Aubry, qu'on le sache ! "Si M. Le Pen disait cela"... Dans ce genre de cas, Le Pen a toujours bon dos. Pas la peine d'aller chercher si loin pourtant... Ses proches ne se gènent pas pour conseiller l'aide psychologique à une responsable de l'opposition.
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Pour respecter la dignité des personnes, Nicolas Sarkozy a pas mal de champions dans ses rangs, qu'il n'oublie jamais de féliciter...
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Mais soyons honnêtes, Sarkozy n'est pas complètement en tort dans l'histoire. Le Nouvel Obs avait-il besoin de reprendre cette citation ? Etait-ce à ce point indispensable ?
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Non, mais avec le PS, on a le droit de faire dans le dispensable. Alors pourquoi s'en priver ?

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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /2009 08:52

Suite à ça, je me sens obligée de rééditer un billet commis récemment :

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"Hollande pense à 2012 en nous rasant." Cette phrase n'est pas de moi, mais d'un dirigeant socialiste proche de Laurent Fabius commentant dans Libération les sorties de François Hollande à propos du PS et de 2012.
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L'ancien premier secrétaire est partout et nul part à la fois... On ne le voit pas, mais régulièrement il nous rappelle qu'il faut toujours compter avec lui. Du moins c'est ce qu'il pense. On pensait qu'il avait soupé des sorties de Ségolène Royal sur le Modem pendant les municipales. Pourtant c'est bien lui qui nous parle de Bayrou en plein milieu des élections européennes. Depuis quelques temps, l'électron libre, ce n'est plus Royal... «Maintenant, ils vont tous faire comme moi, demander à Bayrou ses propositions !» déclare-t-il suite à sa sortie. Ca c'est très fort, surtout quand on se souvient qu'il a presque fallu apeller le SAMU pour le réanimer suite à l'idée de Royal de faire un débat avec Bayrou sur la base de leurs propositions respectives, durant l'entre deux tours des présidentielles.
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D'une interview à l'autre, François Hollande nous répète qu'il "travaille". Il était temps. Il travaille même "pour que le PS soit prêt en 2012". Argh. Là, je m'étrangle. Pourquoi n'a-t-il pas travaillé à la préparation du PS alors qu'il en avait encore le "pouvoir", de 2002 à 2007 ? Que reste-t-il du PS après ses dix ans de fonction ? Rien, ou pas grand chose. Un parti replié sur lui même, incapable de mettre en place une stratégie de campagne correcte, et obligé, en dernier recours, de faire appel à sa sorcière préférée© pour remplir les salles et remobiliser les militants.
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D'une interview à l'autre, dans les meetings, dans les médias, Hollande nous fait de grands signes pour qu'on ne l'oublie pas. Avec une régularité de métronome qui en devient barbante «Oui, je me prépare et, en me préparant, je contribue à la préparation de la famille socialiste ». Eventuellement, un amnésique ou un comateux se réveillant après 10 ans d'absence pourrait le prendre au sérieux... C'est plus compliqué quand on est militant socialiste.
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Début mai, à Clermont-Ferrand, on se serait presque cru à un meeting-thérapie pour ex-premier secrétaire à la retraite. François Hollande, arrivant après le discours de Martin Schulz et montant aussitôt à la tribune pour prendre la parole dans un discours-show d'une demie heure. Retrouvant ses accents de premier secrétaire en campagne, oubliant même qu'il était à un meeting de campagne européenne, et non à un meeting national anti-sarkozyste:
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Hier, il était à Lorient, pour sa rentrée politique, ou son come back, comme on voudra. "Je lance un appel que toutes les idées soient mises au service du Parti socialiste. Qu'on cesse pour l'instant de parler de procédures de désignation de personnes" ; "Il faut mettre les idées sur la table. Ce sera dans quelques mois qu'on choisira tous ensemble celles de ses idées qui nous semblent les meilleures" ; "Les militants nous disent 'donnez nous des idées précises, des propositions crédibles' ".

N'en jetez plus, la coupe est pleine ! Certes, les militants disent cela, mais certainement plus à lui ! S'il mise sur le rejet de l'actuelle direction pour qu'on oublie ce qu'il a fait -ou plutot pas fait- , je pense qu'il se fourfoie dangereusement. 

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 08:12
Quand on fait "débattre" entre eux une bande d'autistes récidivistes qui nous occupent depuis des années, ça vole généralement assez bas. Comme prévu, le Conseil national du Parti socialiste n'a pas dérogé à la règle. A force de nous présenter du réchauffé, nos dirigeants risquent de cramer la casserole...
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Bien sûr, comme tout débat, cela commence avec quelques éclairs de lucidité. Ainsi, Martine Aubry a déclaré que "nos pratiques internes sont complètement à revoir". Elle en sait quelque chose, vu la manière dont sa nomination son élection démocratique s'est déroulée.
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Ensuite, et c'est là que ça devient -presque- intéressant, la première secrétaire est revenue sur la défaite de la gauche en Europe avec un constat époustouflant : "la sociale démocratie a perdu ses valeurs". Boulversifiant. On se souvient de paroles de Ségolène Royal, avant le congrès, qui déclarait que "la sociale démocratie [était] un modèle périmé". On se rappelle surtout à quel point ça avait couiné, à l'époque, au sein du PS. Ils nous avaient tous juré, la main sur le coeur, qu'ils resteraient fidèles à la sociale démocratie jusqu'à ce que la mort les sépare... Dommage qu'il ai fallu une telle branlée tolle défaite pour leur faire ouvrir les yeux.
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Le Conseil national se poursuit avec l'ouverture des débats. Tout le monde prend la parole pour y aller de son couplet perso. Vincent Peillon déclare avec courage, lucidité et audace que le PS est victime des autres partis de gauche qui se sont attaqués à l'institution socialiste. "L'institution socialiste". Rien que ça. Vient ensuite Harlem Désir, Monsieur 14%, qui intervient pour nous parler des alliances. Ah. C'est vrai, les régionales approchent, il va falloir faire gaffe.... Et là, c'est le drame. C'est reparti comme en 40 : "Pas d'alliance avec le centre !". Bayrou et ses 8% était bien le cadet de nos soucis aujourd'hui. Du rechauffé, je vous dis. On s'enlise dans les débats inutiles avec un autisme poussé à l'extrème.
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Mais voilà qu'on nous présente les propositions de la première secrétaire. Attention, grands bouleversements en vue. Martine Aubry souhaite un Secrétariat national reserré à une quinzaine de membres. Oui, d'accord, c'était déjà ce qu'elle voulait après le congrès de Reims et sa direction est rapidement passée de 20 à 40 puis 80 membres... Elle va nous occuper encore longtemps avec ce genre d'idées brillantes ? Bien sûr, bien sûr, il ne faut pas oublier le principal : le SN se réunira plus souvent. C'est ça, la rénovation !
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Deuxième révolution, qui reprend un peu la proposition de Pierre Moscovici de créer une commission des éléphants pour prendre l'apéro et les petits fours aux frais du parti ("Il est, me semble-t-il, indispensable que les principales figures du Parti dans leur diversité – Ségolène Royal, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, François Hollande, Bertrand Delanoë, moi-même (NdlA : modeste) et quelques autres, issus de la génération des éternels « quadras » - disposent d'un lieu pour débattre des grandes orientations politiques", dit-il sur son blog) : la première secrétaire souhaite que les "grands parents" (sic) soient consultés régulièrement.
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Qu'est-ce que c'est que cette nouveauté ? Qu'entend-t-elle par "grands parents" ? Parle-t-elle de Jospin, Rocard, Mauroy ? Ou bien de ceux qui faisaient parti des anciens gouvernements socialistes ? Dans le deuxième cas, elle peut s'inclure, donc je ne peux pas croire que ce soit cela (mais faut croire que si)... Dans le premier, ça me parait assez loin de l'idée que je me faisais de la rénovation. De toute façon, Sarkozy a déjà payé à Rocard un aller simple pour partir discuter avec les pingouins.
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Reste deux ou trois belles avancées (qui seraient normales dans n'importe quel parti, mais pour le PS, il faut toujours se contenter de peu et s'émerveiller de tout) : la tenue d'une grande convention avant la fin de l'année (vous savez, le truc obligatoire inscrit dans les statuts, mais qu'on ne fait jamais), et la réunion des présidents de région pour commencer dès aujourd'hui les régionales de 2010. C'est vrai qu'il va peut-être falloir faire vraiment campagne cette fois.

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 08:10

Martine Aubry, numéro un du Parti socialiste français, a annoncé mardi avoir confié la vice-présidence de l'Internationale socialiste à Ségolène Royal, ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007.

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"J'ai annoncé que Ségolène Royal nous représenterait à l'Internationale socialiste, car il nous faut nous ouvrir vers les Francais, mais aussi à nouveau réinvestir les lieux où la gauche doit trouver les réponses de demain", a indiqué Mme Aubry à l'issue d'un Conseil national du PS qui se tenait deux jours après le fiasco des socialistes français aux élections européennes.

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"Je crois que la force et l'énergie de Ségolène Royal, sa stature aussi, nous permettront (à l'IS) mais aussi dans des chantiers internationaux que nous défendrons avec elle, d'aller porter le message du Parti socialiste français, d'aller recueillir aussi ce que nous pouvons apprendre de nos partis frères", a-t-elle ajouté.
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Pour Mme Aubry, il faut être "présent dans l'Internationale socialiste qui comme le PSE (Parti socialiste européen) avait été désertée depuis plusieurs années". (NdlA: tiens, qui était premier secrétaire?)

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(Source : AFP)

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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 14:04
null Ca y est. Ce qui devait arriver, arriva. Le PS s'est pris une branlée mémorable aux européennes, avec un score inférieur de 10 points à celui du premier tour en 2007, et identique à celui de Jospin en 2002.
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En fait, ce ne devrait pas être une suprise, si ce n'est que les sondages nous créditaient quand même d'un score plus proche des 20%. Mais finalement, le score du PS a été à la hauteur de sa campagne. Lamentable.

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Martine Aubry a eu l'imprudence de dire cette semaine qu'elle referait la même campagne, et que si elle n'avait pas remis le PS au travail, c'est le score de Michel Rocard en 94 qu'il aurait fait (14%). Et maintenant, Martine, qu'est-ce que t'en penses ? Eh bien pareil... qu'elle referait la même campagne, que le PS paye non pas 6 mois calamiteux mais 10 ans ("c'est pas moi, c'est l'autre d'avant") et qu'elle ne compte pas changer de cap.

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Et bien Martine, si tu fais ça, je te le dis tout de suite, t'es morte et le PS avec. Son autisme fait peine à voir. Bien sûr qu'elle ne va être évincée de son poste. Elle est cramée, c'est trop beau pour tous les autres qui l'ont mise là et qui attendent maintenant 2012 en embuscade. Tous ces autres qui, comme Moscovici, viennent donner des leçons à la télé dès dimanche soir alors qu'ils ont soutenu la candidature de Aubry bille en tête parce qu'il ne voulait pas prendre le risque de voir Ségolène Royal changer le PS de fond en comble, et peut-être réussir. Même si Aubry a, d'après Europe 1, lancé : "Si quelqu'un pense faire mieux que moi, qu'il y aille", personne ne serait assez fou pour se dévouer. Sauf peut-être Ségolène Royal, mais là ce sont les autres qui ne sont pas assez fou pour la mettre.
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Aujourd'hui, il ne faut pas simplement courir derrière les Verts et Europe Ecologie pour récupérer les voix en vue des régionales. Il faut comprendre clairement que le PS est dans la merde s'il reste sur sa position de rénovation à la con. Elle veut accélérer le mouvement de rénovation, encore faudrait-il qu'elle comprenne que ce n'est pas la bonne rénovation. C'est de la rénovation à la Jospin qu'elle nous fait... On n'est plus en 1995. Claude Bartolone a déclaré hier qu'il fallait «opérer le rassemblement et se remettre collectivement au travail». Eh bien, ils ne sont jamais lassés de dire la même chose. S'ils continuent de répéter inlassablement cette phrase, le PS n'aura aucune chance de redevenir le grand parti de gouvernement qu'il a été. Paroles, paroles, paroles, comme dit la chanson...
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Il faut un signe fort, un symbole, dans les jours qui viennent. Il faut montrer que le PS a compris et va changer en profondeur dans sa forme (ça ils ne l'ont toujours pas intégré), puis qu'il va travailler sur le fond.
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Au final, c'est évidemment un mal pour un bien, cette branlée tolle défaite. Il fallait que le PS comprenne que sa stratégie de "vote sanction" était une mauvaise stratégie. Ca va l'aider (on espère) pour les régionales en 2010.

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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 15:43

Cette phrase n'est pas de moi, mais d'un dirigeant socialiste proche de Laurent Fabius commentant dans Libération les sorties de François Hollande à propos du PS et de 2012.

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L'ancien premier secrétaire est partout et nul part à la fois... On ne le voit pas, mais régulièrement il nous rappelle qu'il faut toujours compter avec lui. Du moins c'est ce qu'il pense. On pensait qu'il avait soupé des sorties de Ségolène Royal sur le Modem pendant les municipales. Pourtant
c'est bien lui qui nous parle de Bayrou en plein milieu des élections européennes. Depuis quelques temps, l'électron libre, ce n'est plus Royal... «Maintenant, ils vont tous faire comme moi, demander à Bayrou ses propositions !» déclare-t-il suite à sa sortie. Ca c'est très fort, surtout quand on se souvient qu'il a presque fallu apeller le SAMU pour le réanimer suite à l'idée de Royal de faire un débat avec Bayrou sur la base de leurs propositions respectives, durant l'entre deux tours des présidentielles.

D'une interview à l'autre, François Hollande nous répète qu'il "travaille". Il était temps. Il travaille même "pour que le PS soit prêt en 2012". Argh. Là, je m'étrangle. Pourquoi n'a-t-il pas travaillé à la préparation du PS alors qu'il en avait encore le "pouvoir", de 2002 à 2007 ? Que reste-t-il du PS après ses dix ans de fonction ? Rien, ou pas grand chose. Un parti replié sur lui même, incapable de mettre en place une stratégie de campagne correcte, et obligé, en dernier recours, de faire appel à sa sorcière préférée© pour remplir les salles et remobiliser les militants.

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D'une interview à l'autre, dans les meetings, dans les médias, Hollande nous fait de grands signes pour qu'on ne l'oublie pas.
Avec une régularité de métronome qui en devient barbante «Oui, je me prépare et, en me préparant, je contribue à la préparation de la famille socialiste ». Eventuellement, un amnésique ou un comateux se réveillant après 10 ans d'absence pourrait le prendre au sérieux... C'est plus compliqué quand on est militant socialiste.

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Début mai, à Clermont-Ferrand, on se serait presque cru à un meeting-thérapie pour ex-premier secrétaire à la retraite. François Hollande, arrivant après le discours de Martin Schulz et montant aussitôt à la tribune pour prendre la parole dans un discours-show d'une demie heure. Retrouvant ses accents de premier secrétaire en campagne, oubliant même qu'il était à un meeting de campagne européenne, et non à un meeting national anti-sarkozyste:
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Il lance aussi 
des tacles à peine voilés aux deux leaders du PS, adoubées par lesmédias© : Royal et Aubry. La première n'est pas la leader naturelle (et pourtant, on sait tous ô combien elle est indispensable dans une campagne... pas leader naturelle, mais "formidable agent électoral", ça oui). Mais pour la seconde, l'ex premier secrétaire n'est pas en reste : pour lui, il manque toujours un leader pouvant être mécaniquement candidat. Martine appréciera.

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Attention, François, mieux vaut ne pas se frotter à deux femmes, surtout ces deux là... Récemment,
Royal a demandé la vice présidence française de l'International socialiste, que Martine Aubry avait laissé à François Hollande. Vont-elles se trouver un intérêt commun en l'évinçant de ce poste ? Réponse après le 7 juin...
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Ce n'est pas un interview dans La Montagne pour nous parler de 2012 qu'il aurait dû faire, mais plutot une vidéo comme celle-là :
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 15:29
Le concours de pronostics a déjà commencé, notamment chez Dagrouik et Nicolas... Voici les miens :
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UMP : 25-27%. Score faible, en dessous de celui de Sarkozy au premier tour de la présidentielle, mais on verra ce pénible de Xavier Bertrand se réjouir d'être en tête et de voir les français approuver leurs réformes...

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PS : 20-22%. Correcte, mais attention à ne pas s'approcher trop prêt de la barre fatidique des 20%... tout dépendra aussi de la différence avec le Modem.

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Modem : 13% environ. Le 11% de certains sondages me parait faible, le 16% élevé.
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Europe Ecologie : 11%.
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PG : 5-6%
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NPA : 5%, en dessous du PG, mais de peu.
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FN : 8-9%

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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 11:34

Comme je le disais dans un de mes derniers articles, lesmédias© ont observé la réconciliation de Ségolène Royal et Martine Aubry sous tous les angles, pour en tirer une seule conclusion : sourires de façade.

Pourtant, il y a eu quelque chose de beaucoup plus intéressant qui n'a pratiquement pas été traité par la presse (excepté une malheureuse dépêche du Nouvel Obs) mais heureusement abordé par les blogueurs :

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Le discours de Ségolène Royal à Rezé.


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Sur quelques dépêches de journaux importants concernant le meeting de Rezé, pas une ne revient sur un discours considéré comme de bonne tenue. Et je ne parle même pas des depêches focalisées exclusivement sur les cadeaux qu'elles se sont offerts ou encore leurs tenues vestimentaires. Indispensable au débat européen...
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Aubry et Royal enfin unies pour Le Parisien, qui nous parle des amabilités que les deux femmes se sont lancées, et de qui à applaudi quoi du discours de l'autre... Pas un mot sur le fond du discours de Ségolène Royal.

Le PS affiche une unité en trompe l'oeil pour Les Echos. Seule phrase reprise de Royal : "Ca fait du bien d'être là, tous ensemble, à côté de toi, Martine".

Aubry et Royal affiche un PS rassemblé pour Le NouvelObs. On sait qu'elles se sont embrassées trois fois. C'est même en gras dans la dépêche. Concernant le discours de Royal, on souligne un de ses rares tacles au gouvernement de Sarkozy, ou plutot à la droite en général. Rien non plus sur l'essentiel de son discours d'européenne convaincue ("de grande européenne", comme l'avait dit Martine Aubry en ne croyant pas si bien dire).

Aubry et Royal mettent en scène leur unité pour Le Figaro. Une rapide allusion aux Etats Unis d'Europe, sans trop de recherches dans le discours de Royal, qui a quand même duré une demi heure... Evidemment, on souligne que Martine Aubry a été plus applaudie pendant son discours.

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Ce qui me permet justement de faire ma transition :

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Pourquoi Martine Aubry a été plus applaudie ? Parce que c'était un discours d'estrade, et non pas, comme Ségolène Royal, un discours de fond où les envolées sont quand même plus limitées surtout pour elle qui n'est pas un grand tribun. Mais il semblerait pourtant, d'après ceux qui étaient présents à Rezé, que les militants ont apprécié ce discours.
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Royal est l'une des rares à avoir fait un tel discours. RichardTrois en a parlé, je ne reviendrais pas dessus. Seulement, le traitement médiatique me parait assez faible, voire inexistant, pour quelqu'un dont les moindres propos sont décortiqués pour traquer une éventuelle "bourde"...

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J'ai assisté au meeting de Clermont Ferrand (pour la liste Centre) où François Hollande était présent. Entre son discours et celui de Royal, c'était le jour et la nuit. Lui a fait un show qui a rapidement dérivé sur Sarkozy, certes très applaudi. Ségolène Royal a compris qu'on était dans une campagne européenne (et ce n'était pas simple, vu la ligne de campagne du PS) et s'est attachée au fond et à l'Europe.

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Si Aubry ou Hollande, ou encore Delanoë, avait fait un tel discours, quel aurait été le traitement médiatique ?

 

Par Mel - Publié dans : Le PS - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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