Lundi 9 novembre 2009
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On ne se lasse pas du Parti socialiste pour ses guerres des chefs, ses petites phrases et ses
multiples présidentiables, mais qu'en est-il actuellement à l'UMP ? Grisé par le pouvoir, la parti du président de la République ne rate jamais une occasion de moquer ses concurrents socialistes.
Il ne se passe pas une seule journée sans qu'un ministre, voire un premier ministre, ne fasse une allusion aux malheurs du parti d'opposition. Lorsque François Fillon s'atriste du sort du PS, il
est ovationné à l'assemblée...
Je n'ai pourtant pas l'impression que tout aille pour le mieux de leur côté depuis quelques semaines. Après les polémiques sur Frédéric Mitterrand, on est parti pour un vrai festival. Mieux que le
PS, l'UMP est capable de nous en faire des belles tous les jours.
Alors, est-ce le retour de la droite la plus bête du monde ?
1- Polémiques sur l'argent, où vont les sous ?
Vaccins, repas des chefs d'Etat, sondages... On se demande parfois si le parti présidentiel à encore le sens de l'argent et du coût de la vie.
Bachelot dans la spirale de la psychose H1N1. La ministre de la Santé nous a trouvé la plus brillante des idées : commander à toute allure 94 millions de doses du vaccin H1N1 ! La
plus grosse commande en Europe ! Les quelques 700 millions d'euros à peine lâchés, voilà que l'OMS nous apprend qu'une seule dose du vaccin serait suffisante. Même si la France s'en défend
(pensez-vous qu'est-ce qu'on ferait de nos 94 millions de doses sinon ?), Roselyne Bachelot se trouve à lâcher une petite phrase à la volée : "Peut-être une seule dose" sera nécessaire. Bravo,
brillant... sûrement le plus joli coup des labos pharmaceutiques.
Un Sommet de la dépense pour l'Union de la Méditerranée. Mais l'UMP a encore mieux à vous proposer : le sommet de l'Union de la Méditerranée. Des salons avec douche à 245.772 euros
et un dîner à 5000 euros par tête. Formidable n'est-ce pas ?
Les sondages de l'Elysée. Encore mieux : 3,28 millions d'euros ! Peut-être pourrait-on suggérer à Nicolas Sarkozy d'aller un peu plus sur le terrain avec un peu moins de CRS pour
palper l'opinion des français sans passer par des instituts de sondages aux coûts faramineux ? Une autre idée, faire un sondage pour demander aux Français ce qu'ils pensent du prix des
sondages...
2- Querelles de personnes et petites phrases
En la matière, l'UMP n'a rien à envier au PS.

On sait déjà tout des duels Sarkozy-Villepin, Sarkozy-Chirac et même Sarkozy-Fillon. Là où ça commence à devenir génant, c'est quand les ministres eux-mêmes ne s'entendent plus, ou que les députés
et sénateurs de la majorité critiquent leur propre gouvernement.
Le cas Lamour, symbole inespéré, inattendu, du retour de la droite la plus bête du monde. On se sait toujours pas s'il s'est fait taper sur les doigts pour avoir permis le vote
d'une surtaxe sur les bénéfices des banques où s'il s'est vraiment trompé de bouton (malheur...). Erreur technique nous dit-on...
Le cas Raffarin, toujours pas remis de sa défaite à la présidence du Sénat.
La fronde de Jean Pierre Raffarin et des sénateurs UMP sur la suppression de la taxe professionnelle n'a pas l'air d'une erreur technique cette fois. L'Elysée et le gouvernement sont-ils aussi
coupés de leurs propres élus en plus des français ? Finalement, tout est (presque) bien qui finit bien, puisque Raffarin s'est fait recadrer et s'est platement incliné, nous offrant une raffarinade
pour notre plus grand plaisir : "Personne ne peut sermonner personne, parce que chacun doit respecter chacun".
Le duel Copé-Bertrand au sommet de l'UMP. Encore plus malheureux, un président de parti qui ne s'entend pas avec le président de groupe des députés de son parti... Les deux étant
en compétition pour prendre la relève en 2017. Le duel Copé-Bertrand, on nous le sert tous les jours, parce qu'ils nous en font voir tous les jours. Quand on ne s'aime pas, on ne s'aime pas. Et il
faut bien avouer qu'ils sont beaucoup moins doués que Martine et Ségolène quand il s'agit de se faire des bisous devant les caméras. Les deux zozos ne manquent pas de rappeler à leurs
interlocuteurs qu'ils ne s'aiment pas, en off ou pas... et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, un jour où l'autre ce sera aux socialistes d'en rire.
Le cas Rama Yade, épine dans le pied de Sarkozy. Ah, qu'elle était belle la diversité au gouvernement Sarkozy I Fillon I ! Qu'en reste-t-il deux ans après ? Rachida Dati exilée à
Strasbourg et Rama Yade taclée par Fillon, par Sarkozy et même par Morano. Rama Yade se sait pas "travailler en équipe", fait "des caprices", est "en opposition à la ligne du gouvernement" et au
final ferait mieux de "se taire ou partir". Problème pour eux, il est diffcile de la lourder quand elle représente la diversité et qu'en plus est la personnalité préférée des
français.
Le duel Fillon-Guaino, Matignon contre l'Elysée. On savait que Sarkozy et
Fillon avaient du mal à s'entendre et que le pauvre premier ministre n'était plus qu'un nom sur un poste inutile (au passage, Nicolas Sarkozy devrait se méfier, si on apprend qu'il y a un emploi
fictif à Matignon...). On savait aussi que Guaino et quelques conseillers de l'Elysée tiraient pas mal de ficelles. Notamment dans les discours : après le discours de Dakar, on a eu le
copier/coller des agriculteurs. A ce demander si Nicolas Sarkozy comprend ce qu'il lit. François Fillon, agacé, nous l'a confirmé : "Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir
exécutif". Réponse de l'intéressé : "Je suis insensible à toute forme de recadrage". Si les personnalités de la majorité commencent par se tacler et commenter les tacles, attention, syndrome PS en
vue. Notons au passage que voir la plume du président interviewée comme n'importe quel politique, ministre ou élu, est assez anodin et probablement une première sous la Vème République.
Carla Bruni, bouc émissaire des déçus du sarkozysme. Sarkozy ne pratique que très rarement la concertation, ce qui entraine, comme on l'a vu plus haut, certains troubles chez les
élus députés ou sénateurs. Pas de problème, l'excuse est toute trouvée : Carla Bruni. La femme du président aurait une influence politique "néfaste" -on insiste bien sur le "néfaste"- puisqu'elle
est "de gauche". Sarkozy fait donc une politique de gauche à cause de sa femme, c'est d'ailleurs pour cette raison que le PS est toujours ravi de chaque réforme (humour)... Il faut bien que les
mécontents trouvent une excuse. Pour répliquer, l'Elysée a sorti l'artellerie lourde : Jacques Séguéla. Celui-là même qui les avaient présentés lors d'un dîner en 2007. Alors non, Carla Bruni n'a
pas d'influence, et non, Nicolas Sarkozy n'est pas gauchisé (c'est simplement qu'il ne sait pas ce qu'il fait).
Ces régionales qui donnent le tournis aux ministres. Certains étaient prêts à partir la fleur au fusil, comme Roselyne Bachelot ou Brice Hortefeux. D'autres ne voulaient surtout
pas y aller, comme Dominique Bussereau. Mais c'était sans compter François Fillon et Nicolas Sarkozy. Le premier a mis en place une règle de non cumul des mandats. Les ministres élus doivent
quitter le gouvernement (et leur salaire, et leur notoriété de ministre contre celle de président de région -n'est pas Royal qui veut-...). Le second a décidé que Dominique Bussereau devrait être
candidat en Poitou Charentes. Beaucoup moins drôle pour lui qui voulait simplement jouer le commentateur et taper sans prendre de coup.
Bachelot et Hortefeux ont renoncé et Bussereau, après des semaines de tergiversations, s'est enfin
décidé à accepter cette tête de liste qui l'encombre tant. Au mépris du vote des militants de l'UMP qui avaient déjà élu Henri de Richemont chef de file pour les régionales. Ah oui, mais chef de
file n'est pas tête de liste, leur répond-on...
(Voir l'article et ses sources sur LePost.fr)
Lundi 22 juin 2009
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21:00
Ca pourrait être le titre d'un roman, mais non, c'est bel et bien ce que l'on va retenir du
premier discours "historique" de Nicolas Sarkozy devant le Congrès à Versailles.
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Sa première fois va résonner pour la majorité comme un acte manqué. Un discours incompréhensible
et décousu, creux et manquant de fond comme de forme d'ailleurs. Je me demande bien comment les députés UMP et ministres vont pouvoir assurer son service après vente.
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On a quand même eu peur
pendant les premières minutes, mais finalement, tout est rentré dans l'ordre : Nicolas Sarkozy est bien de droite. Pour preuve une phrase extraite en vrac de son discours en vrac : "L'actionnaire
doit être justement rémunéré, mais le salarié doit être justement considéré". Ouf ! On est rassuré !
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Près de 500 000 euros pour venir parler (en vrac) de
la burqa et annoncer un emprunt, il faut le voir pour le croire. Tout ce discours a été un vrai fourre tout, Sarkozy passant de l'outre mer à la laïcité, de la taxe carbone à la valeur
travail...
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Au final on ne retient aucune annonce mais une liste de généralités creuses empruntes de bons sentiments,
soient en contradiction avec sa politique, soient sous une forme apparante d'autocritique -on peut rêver- comme quand il évoque l'outre mer abandonnée par la République. Et puis on a les grands
classiques. Qui ressortent à chaque campagne (ah bon, on n'est pas en campagne ? Pourtant Carla applaudit bien le remake de "Chérie, j'ai rajeuni les français de 2 ans")... La suppression d'un
poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite, par exemple.
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Mais Nicolas Sarkozy devait aller parler devant le parlement. Même pour ne rien dire. Voir tous
les parlementaires applaudir un discours vide, il en avait rêvé, même les socialistes l'ont fait.
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Un caprice à 500 000 euros. Tout ça pour ça
!
Jeudi 11 juin 2009
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12:55
Vu sur le blog de
Christophe Barbier :
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" Lundi, sur LCI, Jean-Pierre Raffarin me confie qu'il n'exclut pas d'être
candidat aux régionales, contre Ségolène Royal, en Poitou Charentes. Entendant cela, Dominique Bussereau, ministre des Transports et proche de "Raff", lui envoie un texto: "Il t'a fait dire ce
que tu ne voulais pas dire." L'ancien Premier ministre considère que le score très faible des socialistes en Poitou-Charentes lui ouvre des perspectives, d'autant que l'électorat de sensibilité
villiériste se maintient (1)... Se venger de 2004, quand, depuis Matignon, il avait assité à la défaite de sa candidate: c'est tentant, en
effet...
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Si Jean-Pierre Raffarin bat Ségolène l'an prochain (2), il rend un grand service à Sarkozy. De quoi lui valoir quelle récompense? Un retour à Matignon? (3) Un ministère régalien en 2012. La présidence du Sénat en 2011 si Gérard Larcher esrt nommé ministre (4)...
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Et si Sarkozy ne se représente pas
(5), Jean-Pierre Raffarin, tombeur de la "Zapatera" ne pourrait-il se sentir pousser des ailes de
présidentiable? (6) "
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(1) Ce qui pique des voix à l'UMP, mon cher Jean Pierre... Pas très fort en analyse
électorale, notre ami.
(2) Joke
(3) Joke bis
(4) Tiens, une faute de frappe. Christophe Barbier, votre fébrilité vous
perdra...
(5) Ouf, tout cet article n'était bien qu'une farce !
(6) Qu'est-ce que je vous disais...
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Jean Pierre Raffarin a lancé l'application "Quelle chance as-tu de battre Royal en 2010?". Et la
réponse est : "error occured"....
Vendredi 5 juin 2009
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19:03
Triste image de la politique hier soir sur France 2. L'émission politique "A vous de juger" qui
consacrait son premier et son dernier débat sur les élections européennes a offert un spectacle qui ne sera probablement pas sans conséquence.
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Première victime collatérale : Arlette Chabot et le service public
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Jean Luc Mélenchon a eu raison de souligner, sur Canal+, que le service public s'était couvert de honte. Un débat mal organisé, laissant apparaitre une hiérarchie entre les partis, une Arlette
Chabot complètement dépassée, que ce soit par les prises à partie de Mélenchon ou par la cacophonie ambiante, et un brouhaha insupportable... Voilà le sort qui a été réservé à l'un des rares débats
télévisés de cette campagne européenne.
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Dès les premières minutes, un échange vif mais convenu a commencé entre Martine Aubry et Xavier Bertrand. Mlaheureusement, le format de l'émission a obligé Arlette Chabot à les faire taire pour se
retourner vers la seconde table, composée de Bayrou et Cohn-Bendit... Au final, toute l'émission a subi le problème du format. Les uns coupés par les autres, Mélenchon ralant sur cette idée de
vouloir créer un faux duel Parti de gauche/NPA et finissant par envoyer Chabot "au diable", Marine Le Pen vociférant sur Xavier Bertrand ou Olivier Besancenot qui se trouvaient sur la table d'en
face... et Arlette Chabot au milieu, complétement perdue, ne savant plus quoi faire pour calmer le jeu, mis à part donner des bons points au leader du NPA qui se tenait sagement dans son coin,
élevant juste la voix pour dire que Marine Le Pen lui donnait envie de partir en manif.
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Deuxième victime collatérale : Xavier Bertrand
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Coincé entre les partis d'extrème droite anti européens et les partis de gauche anti-sarkozystes, Xavier Bertrand n'en menait pas large. Mais sa mauvaise foi légendaire lui a permis de garder la
tête haute comme personne. Accusé à tour de rôle de mensonges par Aubry, Cohn-Bendit, Le Pen et Besancenot, le gentil Bertrand a continué sur sa ligne du "non, c'est faux, j'ai raison"... Dommage
pour lui qu'il se soit fait rire au nez plusieurs fois par l'ensemble des 7 autres représentants de partis, déclenchant même des applaudissements moqueurs, notamment lorsqu'il évoqua la Turquie
("Regardez, est-ce que la Turquie est dans l'Europe ?") ou encore en déclarant vouloir préserver "le modèle social français" (que le gouvernement sarko-fillon ne cesse de mettre en péril)...
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Troisième victime collatérale : François Bayrou
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Dans un débat ridicule comme celui-ci, il en faut toujours un pour l'être plus que les autres. Ce fut le cas de François Bayrou qui nous a prouvé que ni lui, ni son parti dont il est la seule
figure de proue, ne sont dignes d'avoir un avenir présidentiel.
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Ressortir une polémique sans lien avec l'Europe ne l'a malheureusement pas grandi. Parait-il que c'était calculé... c'est bien triste. La phrase de Cohn Bendit, prononcée juste avant la sortie de
Bayrou : "Tu ne seras jamais président, t'es bien trop minable" résume parfaitement le comportement du leader centriste.
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Reste à voir ce qu'en penseront les Français dimanche dans les urnes.
Vendredi 5 juin 2009
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11:33
Déjà que je n'aime pas les clips de campagne des partis politiques... Entre les leaders qui nous
délivrent mielleusement leur message et les inconnus qui débitent leurs lignes tels des robots, on assiste globalement à une mise en scène soporifique voire risible...
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Mais l'UMP a fait bien pire que les autres. En fond sonore, un message de leur Maître A Tous,
Xavier Bertrand ; en image, les militants qui parlent dessus en play back... La voix du Maître qui semble sortir du corps des acteurs du clip, hommes et femmes, comme s'ils étaient
possédés...
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C'est carrément flippant...
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Vendredi 5 juin 2009
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06:36
Dans un débat ridicule comme celui d'hier soir chez Arlette, il en faut bien un qui soit plus ridicule
que d'autres (ce qui n'était pas simple, X. Bertrand a menti toute la soirée et a fait marrer les 7 autres)... C'est le cas de François Bayrou qui nous a prouvé que ni lui, ni plus généralement son
parti dont il est la seule figure, ne sont dignes d'avoir un avenir politique (et encore moins de devenir président).
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Lundi 25 mai 2009
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Frédéric Lefebvre, qui n'est jamais à une provocation ni à une connerie près, a donc déposé un
amendement qui permettra aux gens en arrêt maladie (ou de grossesse) de continuer de bosser, mais chez eux. Travailler plus pour gagner pareil en étant malade, fallait oser, il l'a
fait.
Le porte-parole de l'UMP propose donc de «créer un nouveau droit pour les salariés» : celui de travailler pendant la période où ils se trouvent en arrêt maladie ou en congés
maternité.
Ou comment s'asseoir sur le droit du travail.
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(Source : LePoint,
LePost.fr)
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Moi je serais allée plus loin : on peut aussi faire travailler les gens pendant leur sommeil....
Ou alors supprimons carrément les arrêts maladie et les congés maternité, après tout... si c'est pour faire la même chose que quand on est au boulot...
Mercredi 6 mai 2009
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22:33
Nicolas Sarkozy a raison. Pour une fois. Alors reconnaissons le bien volontiers. Hier à Nimes, pour
un Nième meeting devant les militants UMP, il a déclaré que ce n'était pas l'heure du bilan. En effet, il serait assez difficile de faire un quelconque bilan, ou même un bilannet (ou un petit
bilan, un mini bilan, un micro-bilan... appelez ça comme vous voulez).
J'ai retrouvé son programme présidentiel (si, si) et je n'y ai pas trouvé les points : "Divorcer et épouser un
top model", "S'acheter des rolex (sinon on a raté sa vie)", ou encore "Traiter les gens de pov' cons"...
(capture d'écran de sarkozy.fr)
Par contre, dans les15pointsdemonprojeten16pages, il nous parle des quartiers difficiles dans lesquels il n'a pas mis les pieds depuis son élection. Il nous parle de la
réussite de chaque élève qui doit être garantie par l'école (on sait que ce n'est pas un sujet
de prédilection pour not' Président), alors qu'aujourd'hui les étudiants sont dans la rue depuis deux mois (et que tout le monde s'en fout, Pécresse la première, trop occupée avec ses
régionales sans doute).
Il nous parle aussi de la transmission des repères de l'autorité et du respect... on a vu ce qu'il en a été avec le "Casse toi, pov con" ou encore avec ses récents propos
condescendants à l'égard des autres chefs d'Etat.
Je ne parle même pas des points "réhabiliter le pouvoir d'achat" ou encore mieux : "Vaincre le chomage". Plus drôle encore, la "démocratie irréprochable" et la fierté d'être
français...
Autre promesse non tenue, celle prononcée le soir du 6 mai : "Je ne vous décevrai pas."
Alors non, Nicolas Sarkozy n'a pas le début du commencement d'un bout de bilan. Seule promesse de campagne tenue
: le bouclier fiscal pour les plus riches et les heures supplémentaires qui ont été un échec. Le reste ? Niet. Augmentation de 25% des petites retraites ? Rien. Réforme de l'autonomie des
Universités ? Les étudiants dans la rue et des facs toujours bloquées à deux semaines des examens. Réforme des Hopitaux ? Les médecins dans la rue, député UMP compris. On peut rajouter à cela les
manifestations interprofessionnelles de février, mars et mai qui ont rassemblé plusieurs millions de personnes.
Mais c'est facile pour Sarkozy: on n'en parle pas. On
minimise... "Mais il reste 3 ans, mais la gauche aurait fait pire..."
Mais oui, on se jusitifie en disant que ça aurait été pire avec Royal. C'est gentil de jouer les Madame Irma,
mais dans ce genre là, on en a déjà une au gouvernement. Souvenez-vous, celle qui disait qu'on aurait 1% de croissance en 2009.
Jeudi 23 avril 2009
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18:20
Ségolène Royal était ce jeudi matin l'invitée de Jean-Michel Aphatie sur
RTL.
Elle est notamment revenue sur les violences à Continental et sur ses excuses à José Luis Zapatero.
Elle a estimé que "la violence ne résoud rien". "En même temps,
et ça vous rappelera quelque chose, je ne confonds pas des voyous et des casseurs avec des salariés désespérés parce qu'ils sont d'abord mal traités, ensuite parce qu'ils ont peur de perdre leur
emploi et de basculer dans la pauvreté, voire dans la misère".
Pour elle, il y a "trois raisons" pour lesquelles on doit craindre "la multiplication de ce type d'actions":
"les gens ne supportent plus à juste titre les injustices aussi exacerbées que celles que nous connaissons en France", "il y a une parole de l'Etat qui n'est pas tenue", a-t-elle argumenté en
citant le chef de l'Etat à propos des entreprises Gandrange, Caterpillar. "Enfin, on a un dialogue social qui est digne du Moyen-Age", selon l'ex-candidate.
Elle a remis à Jean-Michel Aphatie une copie de la lettre
qu'elle a envoyée au premier ministre espagnol pour s'excuser des propos de Nicolas Sarkozy.
La voici:
C'est le journaliste de RTL qui la publie sur son blog, où il en profite pour revenir sur l'interview de ce
matin dans son billet intitulé "Ségolène Royal souriante, et de bonne humeur ce matin".
Jean-Michel Aphatie écrit: "Ce matin, Ségolène Royal était une invité idéale. Ses réponses partaient des
questions. Ainsi, elle a pu dire son sentiment sur l’était du dialogue social, 'digne du moyen âge' selon elle, sur la violence de la crise, sur la faiblesse du gouvernement dans sa gestion. Bien
sûr, nous sommes revenus sur l’épisode des 'excuses'. Là aussi, elle a répondu de manière directe et simple, conférant ainsi à l’échange une fluidité qui m’a paru le rendre
agréable."
Lundi 20 avril 2009
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15:01
Pour Najat
Vallaud-Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal, peu importe que les propos de Nicolas Sarkozy aient été mal compris. L'image de la France est ternie par le comportement du président de la
République et Ségolène Royal tente de la redorer.
Ségolène Royal ne s'est-elle pas trop précipitée pour présenter des excuses, alors que les propos sur Zapatero sont contestés par plusieurs députés
?
Najat Vallaud-Belkacem : Non. Il me semble qu'à partir du
moment où ces propos sont dans le débat public et dans la presse internationale, Ségolène Royal est légitime à intervenir. Il est insupportable qu'on ne lui reconnaisse pas ce droit. Ne pas réagir
aurait valu assentiment et son devoir était d'exprimer sa solidarité avec Zapatero, socialiste également. Par ailleurs, tout ce qui concerne la France entre dans le champ d'expression de
l'opposition. Dans un pays démocratique, elle a le droit de s'exprimer sur la politique intérieure comme extérieure.
Le problème n'est pas ce qu'a dit l'entourage de Nicolas
Sarkozy sur les propos du président, mais l'image de la France à l'étranger. Dans notre débat franco-français, on a l'impression que le problème c'est Ségolène Royal. L'UMP a préféré détourner les
critiques en s'attaquant à elle. Mais la seule chose qui intéresse à l'étranger, c'est ce qu'a dit Nicolas Sarkozy. Il n'y a qu'en France où l'on peut croire que le problème sont les propos de
Ségolène Royal.
Que pensez-vous des soutiens plutôt discrets du PS, contrairement aux excuses de Dakar ?
Les médias cherchent à écrire un feuilleton. Objectivement, je
trouve que le PS a soutenu Royal, notamment à travers la bouche de Benoît Hamon, son porte-parole. Après, le contre-discours de Dakar concernait un sujet grave, qui touche à notre mémoire, à la
colonisation. Les propos sur Zapatero sont une petite histoire à côté, qui ne justifie pas que l'ensemble des responsables socialistes réagissent. Tous les sujets n'appellent pas une levée de
boucliers unanime.
Peut-on s'attendre à d'autres excuses de la part de Ségolène Royal ?
Je ne peux pas le prévoir. Mais ce qui est sûr, c'est que Ségolène Royal n'est pas décidée à se taire. Ce régime
qui enjoint aux responsables de l'opposition de ne pas s'exprimer sur certains sujets est insupportable. Ségolène Royal est dans son rôle lorsqu'elle propose une diplomatie
alternative.
Mais quelle est cette diplomatie alternative ? Ne se construit-elle pas seulement en opposition à Nicolas Sarkozy ?
Le discours de Dakar était bien plus large que le simple pardon
pour les propos de Nicolas Sarkozy. Il y avait de vraies propositions en matière de gouvernance économique et politique. Les excuses à Zapatero avaient pour objectif de remettre le respect au
sein de la République, de contre-attaquer le mépris verbal de Sarkozy. Comment travailler avec nos partenaires après les avoir insultés comme l'a fait Sarkozy ? Ségolène Royal remet du respect
dans notre parole.
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(Source : Le Monde)
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Voir la réaction de Jean Louis Bianco contacté par Lepost.fr
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