Ca pourrait être le titre d'un roman, mais non, c'est bel et bien ce que l'on va retenir du premier discours "historique" de Nicolas Sarkozy devant le Congrès à Versailles.
.
.
Sa première fois va résonner pour la majorité comme un acte manqué. Un discours incompréhensible
et décousu, creux et manquant de fond comme de forme d'ailleurs. Je me demande bien comment les députés UMP et ministres vont pouvoir assurer son service après vente.
.
On a quand même eu peur
pendant les premières minutes, mais finalement, tout est rentré dans l'ordre : Nicolas Sarkozy est bien de droite. Pour preuve une phrase extraite en vrac de son discours en vrac : "L'actionnaire
doit être justement rémunéré, mais le salarié doit être justement considéré". Ouf ! On est rassuré !
.
Près de 500 000 euros pour venir parler (en vrac) de
la burqa et annoncer un emprunt, il faut le voir pour le croire. Tout ce discours a été un vrai fourre tout, Sarkozy passant de l'outre mer à la laïcité, de la taxe carbone à la valeur
travail...
.
Au final on ne retient aucune annonce mais une liste de généralités creuses empruntes de bons sentiments,
soient en contradiction avec sa politique, soient sous une forme apparante d'autocritique -on peut rêver- comme quand il évoque l'outre mer abandonnée par la République. Et puis on a les grands
classiques. Qui ressortent à chaque campagne (ah bon, on n'est pas en campagne ? Pourtant Carla applaudit bien le remake de "Chérie, j'ai rajeuni les français de 2 ans")... La suppression d'un
poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite, par exemple.
.
.
Mais Nicolas Sarkozy devait aller parler devant le parlement. Même pour ne rien dire. Voir tous
les parlementaires applaudir un discours vide, il en avait rêvé, même les socialistes l'ont fait.
.
Un caprice à 500 000 euros. Tout ça pour ça
!