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Ségolène Royal a présenté sa contribution le 28 Juin, à la maison de la Chimie à Paris.



Vous pouvez la lire sur : 
http://www.congresutileetserein.com






Jeudi 29 mai 2008
L'hebdomadaire devra payer 8.000 euros à l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, après avoir publié deux photos d'elle se recueillant dans une église italienne, dans son édition du 30 avril.



Le juge des référés du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris a condamné l'hebdomadaire Paris Match, jeudi 29 mai, à verser 8.000 euros à Ségolène Royal, pour avoir publié des clichés de la candidate socialiste à la présidentielle de 2007 priant dans une église d'Italie.
La juge Anne-Marie Sauteraud a estimé que le magazine avait porté atteinte à la vie privée et au droit à l'image de Ségolène Royal, et l'a condamné à lui verser 6.000 euros de dommages et intérêts, et 2.000 euros au titre des frais de justice.
Dans son édition du 30 avril, Paris Match avait publié deux photos de la présidente de la région Poitou-Charentes, prises alors qu'elle se recueillait dans l'église florentine du Saint-Esprit. Dans un bref article, l'hebdomadaire rappelait de récentes déclarations de Ségolène Royal "vilipendant" certains propos de Nicolas Sarkozy sur la laïcité.

"Pas contradictoire"

Dans son ordonnance, la juge relève que les clichés ont été "pris à l'insu" de l'ex-candidate, et "publiés sans son consentement", alors que "cette visite était de nature exclusivement privée".
Il est vrai que Ségolène Royal "a acquis une notoriété particulière", relève la magistrate, et qu'elle "n'a jamais caché être issue d'une famille catholique", mais "il n'en résulte nullement qu'elle aurait accepté de renoncer à toute protection de sa vie privée".
En outre, "il n'est pas contradictoire de défendre publiquement la laïcité, dans un contexte exclusivement politique, et de se rendre dans une église à titre strictement privé", ajoute la magistrate, considérant que "cette diffusion ne relevait pas d'une information légitime du public et a porté atteinte à la vie privée de Ségolène Royal".

"L'intégralité de ces sommes sera reversée à des associations de secours à des personnes en détresse", a affirmé l'entourage de l'ex-candidate à l'Élysée.

Source Nouvelobs.com
par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 28 mai 2008

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/hollande-plaide-pour-une-charte-de-loyaute_504910.html

François Hollande veut proposer une "charte de loyauté" à Bertrand Delanoë et Ségolène Royal pour éviter la guerre des chefs.
Il plaide également pour que se dégage une majorité dès le dépôt des motions en septembre prochain, c'est-à-dire un mois avant la tenue du congrès de Reims.
Il souhaite que le futur candidat du PS en 2012 soit issu de cette majorité et qu'il soit désigné dans 3 ans.

Il publiera ce jeudi un texte dans Le Monde où il evoque une dizaine de questions liées au PS.





Je suis scandalisée !!! C'est quoi ces magouilles ? Et les militants dans l'histoire ? Personne n'en a rien à cirer de nous ?

François Hollande sait parfaitement que si une majorité se dégage avant le congrès, ce sera LA SIENNE ! En gros, il prépare déjà son terrain pour revenir en 2012.



C'est un total verrouillage du parti pour que ce ne soit ni Ségolène, ni Delanoë qui soit élu. Comme ça, majorité consensus, tout le monde termine dedans par peur de se faire piquer la place en 2012... et voilà le travail ! Un beau premier secrétaire de consensus, avant même que les militants aient voté !

S'il fait ça, qu'on ne me parle plus jamais de François Hollande !


C'est vraiment..... surréaliste.


Il est complètement fou. C'est un véritable déni de démocratie ! Un hold up sur le parti ! Voilà ce que c'est ! Si on reproche à Ségolène de contourner l'appareil par la base, lui il contourne la base par l'appareil !

Je suis totalement scandalisée !


Il a pété une durite....



Et je ne parle même pas de la "charte de loyauté" qui ne veut absolument rien dire. C'est quoi ?

Pour le respect du débat d'idées, moi, François Hollande, futur ex premier secrétaire du parti socialiste, vous demande de bien vouloir respecter les règles de bases suivantes :

Pas d'armes blanches, pas d'armes de poing, interdiction de tous les types de révolvers, fusils snipers, fusils de chasse... Les tentatives d'empoisonement sont à éviter ainsi que les incitations au suicide.


Tout cela dans le cadre d'un débat utile et sereinTM.


Merci de votre compréhension. Amitiés Hollandaises, votez pour moi en 2012,

François, Premier Magouilleur du Parti Socialiste.

par Mel publié dans : Le PS communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 28 mai 2008

Plus de 130 députés, conseillers régionaux, conseiller généraux, maires, maires-adjoints, conseillers municipaux, présidents de communautés de communes, d’agglomérations et de pays de la région Poitou-Charentes, expriment leur adhésion de la démarche consultative engagée par Ségolène Royal dans le cadre de la préparation du prochain Congrès du Parti socialiste.

 

Ils s’associent en effet à la contribution rédigée par Maxime Bono, député-maire de La Rochelle, dont voici les principaux extraits :

 




« Certains ont trop grossièrement moqué cet exercice démocratique pour que nous, les élus locaux, qui savons tous les jours articuler démocratie représentative et participation des citoyens, restions silencieux dans ce débat.

 

Notre prise de parole est d'autant plus importante que, suite aux lois de décentralisation et au désengagement permanent de l'Etat , nous nous retrouvons souvent en première ligne et trop souvent seuls pour répondre à la détresse ou simplement aux inquiétudes de nos concitoyens.

 

Sur la fiscalité, le service public, le respect des droits des plus fragiles, et bien d'autres sujets, nous avons des propositions à faire.

 

L'occasion nous est donnée de réfléchir ensemble et de verser notre expérience au débat.

 

Notre Région a beaucoup changé; l'impulsion que lui a donnée la Présidence de Ségolène Royal est reconnue par beaucoup de nos administrés, sa popularité intacte en témoigne.

 

Notre parti peut désormais bénéficier de cette même impulsion, je compte sur toi pour y contribuer. »

 




----------------------------------

 

Les principaux signataires de l’appel de Maxime Bono :

 

BONO Maxime, Député – Maire de La Rochelle

BOUTANT Michel, Président du Conseil Général de Charente

LAVAUD Philippe, Vice-Président du Conseil Général - Maire d'Angoulême

VERGNAUD Bernadette, Députée Européenne

BATHO Delphine, Députée

CLEMENT Jean-Michel, Député – Maire de Mauprévoir

GRELLIER Jean, Député

QUERE Catherine, Députée

GRASSET Bernard, Maire de Rochefort - Vice-Président du Conseil Régional

PINEAU Patrice,  Maire de Thouars – Conseiller Général

ROUGER Jean, Maire de Saintes

BILLY Françoise, 1ère Secrétaire Fédérale des Deux-Sèvres - Conseillère Générale

MACAIRE Jean-François, 1er Secrétaire Fédéral de la Vienne - Vice-Président du Conseil Régional




Liste complète des signataires disponible sur le site
http://www.congresutileetserein.com

par Mel publié dans : Le PS communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mercredi 28 mai 2008

 SÉGOLÈNE ROYAL repart au combat (VSD)

Alors qu'elle se lance à la conquête du PS, ses rivaux donnent de la voix. Mais l'ex-candidate à la présidentielle s'est aguerrie. Constitution d'une équipe, rédéfinition d'un programme, déplacements, elle se donne toutes les chances de l'emporter en novembre prochain.


 


C’est un moment rare. Ségolène Royal s’exprime et elle le fait dans VSD. Pour dire qu’elle est toujours là, qu’il faudra compter sur elle. Dans un entretien, elle donne son point de vue et juge que les réactions de certains membres du parti socialiste à son encontre sont « inutilement brutales ». « On se permet de parler de moi en des termes que je ne me permettrais jamais […] Certains se disent : “Pourquoi elle ? Mais, au fait, elle est encore vivante ?” C’est un fait, je ne suis pas morte. » Candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS, elle précise, en des termes forts, qu’il ne sera plus possible de le traiter (le PS, NDLR) de « pétaudière ».




Des sanctions au PS

Elle envisage même de prendre des sanctions à l’encontre de ceux qui pourraient diverger de la ligne. « Est-il normal que ceux qui insultent leur parti puissent rester candidats au nom de ce parti ? explique-t-elle. Les militants ne tolèrent pas que des élus portent atteinte à la dignité du parti ou aux règles élémentaires de fraternité au sein du PS, alors qu’ils lui doivent leur élection. Il faut instaurer un système de droits et de devoirs. On est élu parce qu’on bénéficie d’un parti, de ses militants, de son histoire, eh bien, on a des devoirs à l’égard de ce parti. Et ce système, si j’étais désignée, je le mettrai en place. Si le risque de perdre son investiture parce que l’on se comporte mal en dénigrant son parti ou en injuriant d’autres socialistes existait, nous n’assisterions pas à ce type de dérapages. Seul doit nous animer le débat d’idées. Mais, lorsque le parti aura décidé sa ligne politique, il faudra s’y tenir. Les militants ne supportent pas le brouhaha actuel, d’autant moins que ce sont des responsables politiques qui se permettent de porter atteinte à l’image du parti. »




Retour sur sa séparation d'avec François Hollande

Par ailleurs, l’ex-candidate à la présidentielle revient sur l’annonce de sa séparation d'avec François Hollande, intervenue au second tour des législatives : « Ce n’est pas moi qui ai lancé ce communiqué, c’est l’AFP. Je le sais parce que j’ai eu en direct le directeur de l’agence au téléphone pour lui dire de ne pas communiquer. Il l’a fait quand même. » Pour quelle raison ? demande VSD « D’où croyez-vous que de telles instructions puissent venir, répond Ségolène Royal, pour que, dans un timing aussi précis destiné à brouiller, vous avez raison, une information politique, une telle nouvelle, d’ordre privé, soit lancée ? C’est tombé juste après la défaite d’Alain Juppé. Nous avions prévu, François Hollande et moi, de faire un communiqué commun le lendemain. Le pire, c’est que beaucoup ont pensé que j’étais responsable de cette dépêche ! Comme si, m’étant retirée des législatives, j’avais intérêt à brouiller la bonne nouvelle du soir pour mon parti… C’est redoutable ».

Lire la suite dans VSD n°1605 du 28 mai au 3 juin 2008

par Mel publié dans : Ségolène communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 27 mai 2008

Ségolène Royal sur France Info - 27 mai 2008


OLIVIER DE LAGARDE

Nous sommes en direct à proximité du bureau du boulevard Raspail à Paris. Bonjour Ségolène ROYAL.

 

SEGOLENE ROYAL

Bonjour.

 

OLIVIER DE LAGARDE

Présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, ancienne candidate à la présidence de la République ; candidate officielle à la direction du PS, on va y venir dans quelques minutes ; mais commençons par la prestation radiophonique de Nicolas SARKOZY ce matin. Sur la question du pouvoir d’achat et du prix des carburants, Nicolas SARKOZY a proposé de consacrer les recettes supplémentaires de TVA générées par la hausse des carburants à un fonds destiné à alléger la facture des plus modestes. Ca c’est une bonne idée pour vous ?

 

SEGOLENE ROYAL

J’allais dire il est temps… Ca fait des mois que nous souffrons de la hausse des prix du carburant, des mois que je demande la baisse de la fiscalité sur le prix de l’essence. Vous savez que sur un litre d’essence, on paie 60% d’impôt, donc c’est un système qui ne va pas. Il y avait avant un système automatique qui permettait de baisser l’impôt lorsque le prix de l’essence augmentait, donc directement à la pompe, l’essence était moins chère. Il y a une autre solution, encore faut-il voir quand est-ce qu’elle sera mise en œuvre, à quel moment les gens vont récupérer cette prime à la cuve etc…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Vous pensez que c’est un effet d’annonce ?

 

SEGOLENE ROYAL

Vous savez, on a tellement été échaudé par les annonces par rapport aux résultats ; s’il y a des mesures qui vont dans le bon sens, tant mieux mais actuellement tant qu’elles sont verbales… j’attends de voir. Il y aurait eu un système beaucoup plus simple qui aurait consisté à baisser la fiscalité sur le prix de l’essence pour qu’à la pompe, l’essence soit moins chère parce que je vois que Nicolas SARKOZY est allé à Rungis ; il était attendu aussi auprès des pêcheurs, vous savez qu’il leur avait fait beaucoup de promesses, ces promesses n’ont pas été tenues, donc il y a une situation dramatique. J’ai montré l’autre jour une fiche de salaire d’un pêcheur qui en dix jours de mer a gagné cinq euros, vous m’entendez ? 5,80 euros en dix jours de mer, c'est-à-dire en plus un métier difficile et dangereux. Il y a les ouvriers de Gandrange qui sont toujours frappés par une délocalisation, là aussi qui attendent toujours que les promesses qui ont été faites du maintien de l’usine d’ARCELOR MITTAL soient effectivement concrétisées. Donc attention à ces annonces qui ne sont pas suivies d’effets.

 

OLIVIER DE LAGARDE

Alors autre annonce ou plutôt confirmation, Ségolène ROYAL, la durée hebdomadaire légale du travail restera à 35 heures ; c’est quelque chose auquel vous étiez attachée ?

 

SEGOLENE ROYAL

Je crois que dans le contexte actuel de montée de la précarité, du chômage à temps partiel, des bas salaires, je pense que c’était une provocation que d’annoncer qu’en plus la durée du travail allait augmenter alors même qu’il y a tant de salariés qui subissent le chômage partiel et qui voudraient bien travailler plus longtemps à commencer par les caissières de supermarchés où là aussi Nicolas SARKOZY avait promis de résoudre leurs problèmes – je vois que les grandes surfaces n’ont jamais gagné autant d’argent et le problème du salaire et de la précarité des caissières n’est toujours pas résolu.

 

OLIVIER DE LAGARDE

Parlons un petit peu du Parti socialiste, si vous le voulez bien, et de ce débat que vous avez eu finalement à distance avec Bertrand DELANOË au sujet du libéralisme. Vous avez déclaré, je vous cite : « Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques. Je ne pourrai jamais dire, comme a dit Bertrand DELANOË, je suis libérale. » Alors, en attendant ça, j’ai tout de même sursauté, j’ai repris mon numéro du POINT daté du 27 mars où vous déclariez, je vous cite là encore : « Le libéralisme politique est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. Les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme démocratique, ce sont tous ceux qui, à gauche, savent combien les libertés politiques sont fragiles. » Finalement, vous dites la même chose que Bertrand DELANOË !

 

SEGOLENE ROYAL

Non. Pas du tout. Au contraire, vous venez exactement de lire ce que j’ai dit, il faut lire la phrase qui suit et qui dit…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Ah, j’ai tout lu !

 

SEGOLENE ROYAL

Non, non, la phrase qui suit, qui est dans ce livre que vous venez de citer. Je dis ensuite : « L’idéologie du libéralisme économique du laisser-faire, du laisser-aller, qui permet la loi du plus fort, qui permet d’écraser les plus faibles, celle-ci ne convient pas. » Ce que je veux dire par là…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Mais c’est ce que dit également Bertrand DELANOË !

 

SEGOLENE ROYAL

Je crois que la question que vous posez est une question extrêmement importante, qui ne se résout pas à un dialogue entre deux personnes. Je crois que les Français ont le droit de savoir au nom de quoi la politique agit et au nom de quelles valeurs. Les valeurs qui sont les miennes sont les valeurs du social, mais un social modernisé bien sûr, qui n’est pas opposé à la performance économique. Au contraire, je pense, contrairement à ce que dit le libéralisme économique, qui aujourd’hui a fait autant de dégâts, écoutez, on apprend aujourd’hui, ce matin, que les patrons du CAC 40 ont augmenté leurs rémunérations de plus 58 %, attendez, plus 58 % ! Il n’y a jamais eu autant de misère et de précarité en France. Attendez, voilà, le libéralisme économique…

 

OLIVIER DE LAGARDE

J’entends bien…

 

SEGOLENE ROYAL

Attendez. Donc, ce n’est pas la peine d’aller chercher des mots qui correspondent à des idéologies qui font aujourd’hui tant de dégâts dans le monde, y compris le problème du réchauffement planétaire…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Vous avez des valeurs qui sont différentes de celles de Bertrand DELANOË aujourd’hui ? Vous avez vraiment cette impression là ?

 

SEGOLENE ROYAL

Ce que je pense… Une fois de plus, ce n’est pas le problème, ne réduisons pas ce sujet à un débat entre deux personnes. Ce que je pense aujourd’hui, c’est qu’il y a déjà tellement à faire pour redonner au socialisme tout son sens, toute sa modernité, toute son efficacité. Je pense, moi, que le socialisme peut être une idée neuve aujourd’hui pour le 21ème siècle. Pourquoi ? Parce qu’on n’a jamais eu autant besoin de social. Pourquoi ? Parce que je pense que les valeurs humaines doivent l’emporter sur les valeurs financières. Pourquoi ? Parce que je pense que la question éducative est une question majeure et qu’un pays n’a pas le droit d’en rabattre sur ses exigences éducatives. Donc, ce n’est pas la peine d’entraîner une confusion idéologique en allant chercher un mot qui appartient à nos adversaires politiques, qui appartient à la droite et dont l’application a fait autant de débats. Mais il ne faut pas confondre ça avec les libertés individuelles qui, comme je l’ai écrit dans le passage que vous citiez tout à l’heure, ont toujours fait partie du socialisme. JAURES – parce que vous l’avez cité – disait : « Le socialisme, c’est la démocratie jusqu’au bout. » Aujourd’hui…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Ségolène ROYAL…

 

SEGOLENE ROYAL

Juste un mot, parce que c’est important que les Français se saisissent aussi des débats d’idées…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Ce qui est important, c’est que les Français saisissent la différence que vous avez par rapport à Bertrand DELANOË. Vous êtes tous les deux finalement en compétition pour prendre la direction du Parti socialiste, on a l’impression que finalement c’est juste une question de personnes, que sur le fond, vous êtes d’accord.

 

SEGOLENE ROYAL

Non, monsieur. Je viens de vous expliquer le contraire. Je crois que les Français n’ont que faire aujourd’hui des préparations du congrès du Parti socialiste. Donc, quand…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Vous présentez une motion antilibérale au congrès ?

 

SEGOLENE ROYAL

Je pense que ce qui est important, c’est de redonner du sens à la politique et que, aujourd’hui, l’angoisse que nous avons, c’est de savoir si la politique sert encore à quelque chose, si la politique est honnête, si elle est sincère. Quand l’actuel président de la République a promis de résoudre les problèmes du fait de sa seule élection et que l’on voit aujourd’hui le résultat, ça met en cause tous les responsables politiques. Parce qu’à un moment, les gens qui souffrent, qui ont peur, qui ont peur d’être tirés vers le bas, la France qui a du mal à valoriser ses atouts alors que nous en avons, les réponses concrètes que nous amenons sur nos territoires, moi en tant que présidente de région, je viens de créer le micro crédit pour aider les familles qui ont du mal avec leur pouvoir d’achat, où je paye le permis de conduire à des jeunes qui n’ont pas le premier euro pour accéder au permis de conduire. Parce que je pense qu’il y a des solutions concrètes qui peuvent résoudre les problèmes en répartissant mieux l’argent public et les richesses, tout en agissant au nom d’un certain nombre de valeurs. Ces valeurs-là sont celles du socialisme et du social. Il n’y a pas besoin de se laisser entraîner dans une confusion pour faire moderne.

 

OLIVIER DE LAGARDE

Ségolène ROYAL, vous êtes candidate officiellement à la direction du Parti socialiste. Vous vous êtes déclarée également favorable à ce que le futur premier secrétaire soit le candidat du parti à la présidentielle ; est-ce à dire que si vous échouez dans votre conquête du parti, vous ne serez pas candidate ?

 

SEGOLENE ROYAL

Je n’ai jamais dit cela. J’ai dit que chaque étape doit être respectée. Aujourd’hui je respecte déjà les militants puisque j’ai lancé une consultation sur justement le contenu de ce projet politique que nous devons présenter au mois de novembre prochain, à la fois sur le site désir d’avenir et sur un site spécial…

 

OLIVIER DE LAGARDE

Mais vous ne vous êtes pas engagée dans des primaires avant l’heure ?

 

SEGOLENE ROYAL

Non je suis engagée dans le respect des militants, le sérieux de la démarche ; comment est-ce qu’on rend à la politique ses lettres de noblesse dans un contexte où nous doutons tous de l’efficacité de la politique et comme moi je crois que la politique a encore quelque chose à faire et même beaucoup à faire pour changer le désordre des choses, pour faire en sorte que les injustices reculent et je crois que la force de la France, c’est à la fois sa diversité, ce sont ses talents, ce sont ses petites et moyennes entreprises qui aujourd’hui ont perdu le moral et il n’y a aucune raison que la France soit dans cet état, que d’autres solutions existent, qu’une autre politique est possible sans renier les convictions profondes qui sont celles des socialistes parce que les socialistes considèrent qu’il n’y a pas à opposer les services collectifs et l’épanouissement individuel, au contraire ; les services collectifs sont au service de l’épanouissement individuel, qu’il n’y a pas à opposer le social et l’économique, au contraire, c’est parce qu’il y aura des salariés bien payés, bien protégés, bien formés et respectés que les entreprises seront compétitives et ça c’est le contraire de ce que pense le libéralisme et parce qu’il y a une autre façon de produire, de répartir les richesses.

 

OLIVIER DE LAGARDE

Merci Ségolène ROYAL, ancienne candidate à la présidence de la République, invitée de FRANCE

par Mel publié dans : Vidéos communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 25 mai 2008

Hollande Huchon, Segolene Royal la diablesse






Nan mais ça va pas mieux ???

C'est quoi ces spéculations de 3ème mi-temps ?





Reprenons ensemble :


"C'est dangereux parce qu'elle, ça la victimise, donc ça la rend sympathique"

Donc ça veut dire qu'en vrai c'est une harpie ? C'est ça, François ? "Ca la rend sympathique".... Oh bein oui, ce serait balo !


"Deuxièmement, si tu la diabolises, elle va dire : puisque vous voulez pas de moi, alors je vais me présenter ailleurs "


Nan mais t'es devenu fou, François ? Ca va pas mieux de sortir des trucs pareils ?



Et puis, nos deux compères semblent d'accord (et moi aussi sur ce point) : "C'est une forme d'exclusion absurde".

Mais François, tu parles comme si t'étais le mec qui vient réparer la plomberie rue de Solférino !! Qu'est-ce que tu fous ? Tu n'as pas été désigné premier secrétaire pour compter les points entre Ségolène et le TSS !!

Bouge toi si tu ne cautionne pas ce genre de comportements !!! Ca ne serait pas une fois de trop !





Remarquons au passage, que, comme d'habitude, c'est de Ségolène qu'on parle..... Ségolène et toujours Ségolène....
Elle les obsède ! Même dans un stade (quoique.... ils étaient à Charléty !)
par Mel publié dans : Le PS communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 25 mai 2008
"Il faut rassembler les socialistes sur les valeurs qui sont les notres. Il y a déjà tellement à faire pour redéfinir le contenu du mot "socialisme", c'est à dire pour l'adapter aux défis du temps présent qui n'existaient pas au XIXème siècle (...)"


"Sur les déclarations récentes, je ne pourrais jamais dire, comme l'a dit Bertrand Delanoë, "je suis libérale, il faut réhabiliter ce mot et ce concept". Je ne crois pas. Il y a déjà tellement à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle, au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l'héritage des droits et des libertés individuelles."  


"Le mot libéralisme est tellement synonyme (en France) de capitalisme débridé et d'écrasement des bas salaires, de creusement des inégalités, que ce n'est pas possible d'aller le réhabiliter."
par Mel publié dans : Le PS communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Dimanche 25 mai 2008

9) L 'espoir que ce ne soit pas pour rien

 

J'ignore, à ce stade, ce qu'il nous en dira dans l'Avis qui sera remis publiquement aux élus régionaux le 23 juin et les propositions qu'il formulera. Car la Région, initiatrice et organisatrice de cet Atelier Citoyen, a pris soin de ne pas assister à ses discussions et à ses délibérations pour ne pas les influencer.

 

Ce que je sais c'est ce que les participants nous ont dit de l'expérience qu'ils ont vécue : leur étonnement d'avoir été contactés et d'être pris au sérieux, l'envie suscitée lorsqu'ils en ont parlé autour d'eux, leur prise de conscience de problèmes dont ils n'étaient pas familiers, l'effort fait par chacun pour s'approprier un sujet complexe et tenir un rythme de travail intensif, leur volonté d'élaborer ensemble un Avis motivé et sérieux, dans une ambiance où la parole de chacun était respectée.

 

Leur espoir, surtout, que ce ne soit pas pour rien : que la Région tienne parole en leur donnant clairement les raisons pour lesquelles, le cas échéant, elle refuse certaines de leurs propositions et en leur indiquant précisément les conséquences concrètes qu'elle tire des propositions qu'elle retient pour améliorer ou réorienter ses politiques.

 

La démocratie participative est exigeante. Elle ne s'accommode pas de faux-semblants. Si l'on ne tient pas compte du travail demandé aux citoyens, non seulement on ne les y reprendra plus mais l'effet boomerang de leur déception peut saper durablement les bases de leur adhésion démocratique.

 

Qu'on ne s'étonne pas, alors, que l'abstention augmente car, comme le disait Albert Hirschmann, quand la prise de parole est réputée inutile, la défection devient l'attitude rationnelle.

 

Quand je vois nos amis brésiliens qui, dans leur Constitution de 1988 et le Statut de la Ville adopté en 2001, ont donné force de loi à la gestion participative, quand je vois l'élaboration participative du projet de statut de la Catalogne ou la loi sur la démocratie participative adoptée par la Toscane, je me dis qu'il nous reste, en France, bien du chemin à parcourir.

 

10) 2002 : 1ère occasion manquée

 

C'est pourquoi je voudrais élargir mon propos à ce que je tiens pour quelques rendez-vous manqués de mon pays avec la démocratie participative. Et cela malgré les expériences qui, depuis quelques années, se développent à l'initiative d'élus motivés. Depuis un quart de siècle, nous avons décentralisé, hardiment au début des années 80, plus confusément au début des années 2000. Il le fallait. Cela n'a pas toujours été fait dans l'équité financière ni avec un grand souci de cohérence et de solidarité territoriale. Et cela n'a que très peu contribué à démocratiser le fonctionnement de nos institutions.

 

Les espaces ouverts à la participation des citoyens ont toujours été des plus modestes et des plus encadrés. Rien de décisionnel, que du consultatif, du facultatif et, souvent, du cosmétique.

 

Lors de la discussion parlementaire de la loi de 2002 qui a institué les conseils de quartier, l'expression « démocratie participative » a très vite cédé la place à celle, minimaliste, de « démocratie de proximité ».

 

Les conseils de quartier, dont la création devait initialement concerner toutes les communes de plus de 20.000 habitants, n'ont finalement été rendu obligatoires que pour celles de plus de 80.000 habitants.

 

Cantonnés à un échelon de moindre pouvoir, ces conseils de quartier n'ont la libre de disposition que de petites enveloppes sur de petits sujets. Ce n'est pas rien mais ce n'est pas beaucoup. Résultat : quelle que soit la bonne volonté des élus qui les ont mis en place et des habitants qui ne les désertent pas, ils s'essoufflent et, souvent, finissent par ne rassembler que ceux qu'on appelle les « habitants professionnels », toujours partants pour une réunion.

 

Je ne le dis pas de gaieté de coeur car cette loi était portée par un gouvernement de gauche auquel j'appartenais. Elle s'est heurtée, si timide qu'elle ait été, à de fortes résistances d'élus de droite et de gauche. Pourtant, historiquement, c'est la gauche qui fut, en France, la plus encline à ouvrir de nouveaux droits. L'honnêteté m'oblige pourtant à dire que cette loi sur la « démocratie de proximité » ne fut ni l'Acte II attendu de la décentralisation ni l'Acte I d'une démocratie plus participative, pourtant largement expérimentée à la même époque dans bien d'autres pays.

 

11) 2003 : 2ème occasion manquée

 

En 2003, cette fois sous un gouvernement de droite, nouveau rendez-vous manqué à l'occasion d'une réforme qui inscrit dans notre Constitution la décentralisation mais toujours pas la démocratie participative.

 

Je m'en tiens ici à ce qui concerne la participation des citoyens (il y aurait beaucoup à dire du reste !) : tout juste a-t-on concédé, au titre de ce que le Premier Ministre de l'époque avait pompeusement baptisé « République des proximités », un modeste droit de pétition qui permet aux citoyens de solliciter l'inscription d'un sujet à l'ordre du jour d'une collectivité. Et encore ce droit mineur était-il encadré par de strictes conditions pour ne pas, comme l'a dit alors un sénateur, donner lieu « à des demandes répétées ou abusives ».

 

Le referendum d'initiative locale qui a, lui, une portée décisionnelle fut réservé aux exécutifs des collectivités territoriales. Démocratie fort descendante et bien peu ascendante.

 

Comme l'a écrit Cécile Blatrix, ici présente, il s'agissait « de donner le change plus que de changer la donne ». J'avais à l'époque opposé une démocratie participative ouvrant aux citoyens de nouveaux espaces de délibération et d'intervention à cette démocratie de proximité timorée et méfiante.

 

12) Participer : une injonction paradoxale

 

Depuis ces deux rendez-vous manqués, nous sommes toujours sous le règne de l'injonction paradoxale : participez, répète-t-on aux citoyens sur tous les tons, mais si vous parlez trop fort, on vous coupera la parole, si vous sortez des clous, on vous tapera sur les doigts et, de toute façon, les choses importantes se passent ailleurs.

 

Quand j'entends stigmatiser à tort et à travers l'égoïsme, l'individualisme, la fixation sur les intérêts particuliers, le désintérêt pour la chose publique et autres défauts sempiternellement imputés à nos concitoyens, je me dis qu'en démocratie, on récolte ce qu'on sème.

 

Rémi Lefebvre évoque, dans un ouvrage collectif sur « La démobilisation politique », quelque chose qui nous ramène directement au sujet d'aujourd'hui : quelle délibération pour quelle participation ? Il raconte comment, après avoir effectué un consciencieux porte à porte, certains élus s'effarent que les gens chez qui ils sonnent ne leur parlent que de problèmes très particuliers et s'inscrivent, d'emblée, dans une relation de type clientéliste. Ils y voient la confirmation de cet individualisme auto-centré qui rendrait le peuple de plus en plus incivique. Ils ne semblent pas s'être avisés que la situation même du porte à porte, cette forme de rencontre individualisée et impromptue, pouvait induire le comportement qu'ils déplorent.

 

Les mêmes habitants, dans un Atelier Participatif d'évaluation citoyenne prenant le temps et les moyens d'une délibération collective et informée, auraient, j'en suis sûre, adopté une tout autre posture. Car ce ne sont pas « les gens » qui sont d'abord en cause mais, souvent, les conditions dans lesquelles la parole des citoyens est sollicitée.

 

13) 2008 : 3ème occasion manquée

 

Aujourd'hui, voilà qu'à nouveau on s'apprête à modifier notre Constitution (le tiers de ses articles) et que l'occasion n'est, une fois encore, pas saisie d'y faire entrer la démocratie participative. On modifie quelques équilibres entre l'exécutif et le législatif, encore que, dans l'exercice effectif du pouvoir, les choses risquent d'être moins radieuses que ce qui est annoncé.

 

Mais, pour les citoyens, on n'a quasiment rien prévu si ce n'est la possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel dans le cadre d'une procédure juridique que le justiciable considérerait comme contraire aux droits fondamentaux constitutionnellement garantis et la création d'un Défenseur des Droits du Citoyen qui réunit trois Autorités indépendantes jusque là distinctes. Je n'ai rien contre mais le compte n'y est pas !

 

Pas de garantie claire, non plus, sur l'éventualité d'introduire enfin le référendum d'initiative populaire que nombre de pays voisins pratiquent depuis belle lurette.

 

Et pas un mot de ce qui constitue depuis toujours le frein majeur à toute démocratisation de la démocratie française : le Sénat et son mode d'élection archaïque, injuste, qui garantit depuis un demi-siècle l'inamovibilité d'une majorité de droite quelles que soient, dans le pays, les alternances politiques.

 

Tout se tient : une démocratie représentative verrouillée et la mise à distance obstinée de quelque forme que ce soit de démocratie participative.

 

Et l'on s'étonne que les citoyens ne se passionnent pas pour ce débat !

 

Encore une occasion manquée. Encore du temps perdu. Et un système replié sur lui-même.

 

Bien sûr, dans les territoires, des élus innovent et ouvrent grandes les fenêtres. Mais ce mouvement est privé de l'effet de levier que représenterait la constitutionnalisation d'une démocratie réellement participative, la reconnaissance de sa légitimité par notre loi fondamentale. Sans entrer dans le détail des outils mais en affirmant un principe fort.

 

14) La démocratie participative pour réussir des réformes justes

 

Je ne commenterai pas ici l'exercice très particulier du pouvoir qui se donne aujourd'hui à voir à la tête de l'Etat. J'observe simplement qu'une fois encore, on traite avec bien peu d'égards ce tiers encombrant, ce tiers intempestif, ce tiers sans lequel, en démocratie, rien n'est possible : le citoyen. On le harcèle de sondages, on convoite périodiquement ses suffrages, mais on n'attend pas de lui qu'il s'implique, réfléchisse et propose avec d'autres.

 

J'observe également qu'à surjouer la toute-puissance du chef solitaire, on récolte l'inefficacité, la déception, les conflits.

 

Je ne crois pas aux « réformes » qui s'abattent sur les citoyens comme un oukase. Même quand elles sont animées de principes de justice, elles doivent être débattues et, le cas échéant, amodiées par une discussion démocratique qui, de nos jours, doit associer bien plus largement et plus directement élus et citoyens.

 

On ne pilote plus comme avant les sociétés complexes qui sont les nôtres.

 

On ne décide plus comme avant dans les situations d'incertitude qui sont désormais notre lot.

 

On ne consent pas d'efforts sans avoir débattu de leur bien-fondé et pu arbitrer entre les priorités. La concertation avec les corps intermédiaires (associations, syndicats) est nécessaire. La consultation directe des citoyens l'est aussi.

 

15) De l'importance des questions pour des réponses efficaces et une démocratie forte

 

J'entends dire, parfois, que poser des questions prouve qu'on n'a rien à dire.

 

Je crois, tout au contraire, qu'interroger les citoyens sur leurs attentes et sur les effets des politiques publiques, leur permettre de peser effectivement sur leur définition et leur conduite, cela enrichit l'action dont on a la charge, renforce la légitimité des décisions politiques, aide à mieux assumer ses responsabilités électives et, au bout du compte, ce que je ne crains pas d'appeler le leadership politique.

 

La démocratie participative n'est pas le risque d'une démocratie faible mais la condition d'une démocratie forte, capable d'empoigner son temps et de vaincre pire que la peur de l'avenir : la peur de ne pas avoir d'avenir.

 

J'entends dire, parfois, que les gens n'ont que faire des questions et se moquent bien qu'on les interroge : ce qu'ils veulent, ce sont des réponses.

 

Bien sûr, les Français veulent des réponses aux difficultés qui les assaillent mais pas n'importe quelles réponses : des réponses efficaces parce que construites avec eux, témoignant d'une juste perception de leurs craintes et de leurs espérances, attentives aussi à ce qu'ils sont capables de proposer.

 

Les bonnes réponses procèdent des questions bien partagées et bien posées.

 

Le temps passé à y réfléchir avec celles et ceux qu'elles concernent directement n'est pas du temps perdu : c'est du temps gagné pour l'action.

 

A tous ceux qui croient pouvoir sauter directement aux réponses sans prendre le temps des questions, je dédie cette phrase de Saul Alinski, dans le sillage duquel Barak Obama fit jadis ses classes d'organisateur de quartier à Chicago : « Ce n'est pas un hasard, écrivait Saul Alinski, si le point d'interrogation ressemble à une charrue renversée qui retourne la terre dure des vieilles croyances et la prépare pour de nouvelles semailles »...

 

16) Pas une affaire de « pédagogie » ou de « communication » !

 

J'entends aussi dire, parfois, que la démocratie participative doit se borner à une « pédagogie » des élus à destination des électeurs. Mais cela se saurait si les dysfonctionnements actuels de notre démocratie se limitaient à un banal problème de « communication » ou de « pédagogie » !

 

Cette conception verticale, paternaliste, d'une parole qui circule à sens unique : de ceux qui savent (élus, experts) à ceux réputés ne pas savoir ou ne pas comprendre (citoyens, usagers), cette conception-là est totalement dépassée.

 

Tout comme ce véritable déni de citoyenneté : l'oubli par le gouvernement des « actions de groupes » (class actions) qui permettraient aux consommateurs d'agir ensemble, par exemple, contre l'hégémonie des grands distributeurs, fortement responsable de la dégradation actuelle du pouvoir d'achat des Français. C'est aussi cela, pour moi, une démocratie plus participative et des contre-pouvoirs utiles.

 

De plus en plus instruits, de plus en plus informés, de plus en plus attentifs à leurs droits, les citoyens supportent de moins en moins d'être exclus du jeu.

 

Voilà pourquoi le pouvoir ne peut plus s'exercer comme avant et c'est, au fond, une excellente nouvelle.

 

17) Des règles formalisées pour un contrat participatif loyal

 

Pour ne pas être un leurre ou une promesse mal tenue, la participation citoyenne suppose quelques règles du jeu claires et formalisées car elles sont la base d'un engagement réciproque, d'un contrat participatif loyal. Les procédures n'ont pas besoin d'être sophistiquées à l'extrême car je crois qu'en matière de démocratie participative, le mieux, s'il débouche sur des usines à gaz, devient vite l'ennemi du bien. Elles doivent garantir que les conditions de la délibération citoyenne ne sont pas biaisées, instrumentalisées, manipulées car, comme l'a écrit Bernard Manin, « la décision légitime n'est pas la volonté de tous mais celle qui résulte de la délibération de tous ». Cela suppose une information contradictoire, l'égalité de traitement des participants et, en contre-partie de leur engagement, le pouvoir d'influer effectivement sur tout ou partie de la décision.

 

Telles sont, à mes yeux, quelques conditions à respecter, ce qui, je vous l'accorde, n'épuise pas la question du : comment faire ?

 

Mais vous allez, là-dessus, nous éclairer.

 

18) De nos Rencontres annuelles à quelques coopérations européennes

 

Ces Rencontres annuelles, ce sont aussi des amitiés et des complicités qui débouchent sur des coopérations au long cours. Je pense aux projets européens qui associent aujourd'hui le Poitou- Charentes, la Catalogne et la Toscane.

 

Je pense en particulier à celui qui nous permettra d'organiser, en novembre prochain, une Assemblée participative électronique qui se déroulera simultanément dans nos trois Régions sur le thème du changement climatique.

 

Je pense aussi au Réseau Européen pour la Démocratie participative dont avons jeté ensemble les fondations pour mettre en commun les bonnes pratiques et favoriser la construction d'un savoir commun accessible à tous.

 

Merci à toutes et à tous, encore une fois, d'avoir fait le voyage jusqu'à notre Maison de la Région.

 

Merci aux étudiants de Sciences Po Poitiers pour leur mobilisation.

 

Je ne pourrai pas rester avec vous toute cette journée car je dois retourner auprès des pêcheurs qui, dans le port de La Rochelle, protestent contre l'envol du prix du carburant qu'ils subissent de plein fouet.

 

Je vous laisse mon équipe d'ardents promoteurs de la démocratie participative : ils me rendront compte de vos échanges car ils savent le prix que j'y attache et tout le parti que nous en tirons pour l'action que nous menons en Poitou-Charentes.

 

Je vous remercie et vous souhaitent d'excellents travaux.

par Mel
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Dimanche 25 mai 2008

4èmes Rencontres Europe-Amériques sur la démocratie participative 23 mai 2008 Maison de la Région Poitou-Charentes

 

Bonjour à toutes et à tous.

 

Et merci à vous, Richard Descoings, d'être fidèle à ce rendez-vous annuel pour lequel, une fois encore, les équipes de Sciences Po et de la Région se sont mobilisées ensemble. Je suis heureuse de vous souhaiter la bienvenue en Poitou-Charentes pour ces 4èmes Rencontres sur la démocratie participative qui, cette année, s'ouvrent à des chercheurs des 3 Amériques : celles du Sud, du Centre et, pour la première fois, du Nord. Merci aux scientifiques de nos deux continents de nous apporter l'éclairage de leurs travaux. Et merci aux élus et aux responsables gouvernementaux venus de Suède, de République dominicaine et de Catalogne de verser à la réflexion commune les démarches de démocratie participative qu'ils conduisent dans leurs pays respectifs.

 

S'il est une mondialisation féconde et toujours heureuse, c'est celle de la circulation des idées et des initiatives qui visent à associer plus directement nos concitoyens aux choix qui les concernent. Permettez-moi de remercier aussi deux fidèles de ce rendez-vous annuel, dont les analyses nous empêchent, au cas où nous en aurions la tentation, de nous endormir sur nos modestes lauriers participatifs : Yves Sintomer, qui nous rejoindra cet après-midi, et Loïc Blondiaux qui, lui, est déjà parmi nous. Leurs réflexions nous accompagnent depuis longtemps.

 

1) 1ères Rencontres 2005 : le Budget Participatif des Lycées

 

Je me souviens de nos 1ères Rencontres, en juin 2005. La nouvelle majorité régionale était élue depuis moins d'un an.

 

Nous avions pris devant les électeurs l'engagement de mettre la démocratie participative en pratique, non pas comme un petit supplément d'âme sur des sujets périphériques mais comme une démarche permanente appliquée aux priorités de l'action régionale.

 

Nous avons présenté, dans cet hémicycle, le Budget Participatif des Lycées créé quelques mois plus tôt et le choix qui était le nôtre: commencer par le coeur de métier historique des Régions françaises, les lycées, et un domaine qui engage, en Poitou-Charentes, presque le quart du budget régional.

 

Notre conviction était que la participation des citoyens ou des usagers d'un service public ne doit pas être une vague consultation aux règles floues et aux conséquences opérationnelles incertaines. Cette forme de démocratie doit donner à ceux qui acceptent de s'y engager un vrai pouvoir d'influer sur les politiques conduites en leur nom et, dans le cas des Budgets Participatifs, d'orienter la dépense publique.

 

Ce n'est pas la même chose, en effet, de concéder à la marge une petite enveloppe ou de permettre de peser sur les orientations budgétaires d'une collectivité. C'est pourquoi nous avons décidé d'affecter chaque année à notre Budget Participatif la somme globale de 10 millions d'euros.

 

Ce processus est expliqué dans le petit dossier qui vous a été remis. J'en soulignerai simplement 3 caractéristiques, à mes yeux essentielles :

 

– Premièrement, sa dimension doublement « inclusive », comme disent les chercheurs : dans chaque établissement, les Assemblées du budget participatif sont ouvertes à tous (élèves, personnels, parents) et, sur l'ensemble du territoire régional, toutes les filières d'enseignement (général, technologique, professionnel, agricole et adapté), tous les milieux sociaux, toutes les zones d'habitation (urbaines, péri-urbaines et rurales) sont concernées.

 

– Deuxièmement, l'attention portée à ce qui est le plus difficile : la qualité de la délibération, en petits groupes (propices à l'expression de chacun, même les moins habitués à prendre la parole) et en séances plénières (moment d'échange des arguments et de mutualisation des préoccupations dans une perspective de construction de l'intérêt général) ;

 

– Troisièmement, le pouvoir effectivement partagé de décider puisqu'au terme du processus, les participants votent sur les projets qu'ils ont eux-mêmes proposés et estiment prioritaires (chacun dispose de 10 bulletins qu'il peut répartir à son gré) ; la Région s'engage à financer non pas toutes leurs propositions mais celles arrivées en tête, ce qui correspond en général aux 3 premiers projets qui ont recueilli le maximum de suffrages dans chaque lycée.

 

Aujourd'hui, ce Budget participatif, généralisé à tous les établissements de la région, est entré dans les moeurs. L'expérience concrète a eu raison des craintes, des réticences et des résistances qu'il a suscitées lors de sa création.

 

La participation augmente régulièrement, preuve sans doute que l'appétit participatif vient... en participant et au vu des résultats.

 

2) 4èmes Rencontres 2008 : Ateliers Participatifs et Jurys Citoyens

 

Je sais que l'expression « jury citoyen» est souvent mal comprise, en France, à cause de son rapport avec les jurys d'Assises et peut laisser