Mise à jour de l'article "Soutiens à gauche" :
Julien Dray.
Jean Luc Mélenchon.
Najat Belkacem.
http://desirdavenir2012.over-blog.com/article-21141534.html

Le prochain livre de Ségolène Royal, "Si la
Gauche veut des idées" sort le 8 Juillet.
*
http://www.desirsdavenir.org/category/rubriques/s-gol-ne-royal/agenda
Mise à jour de l'article "Soutiens à gauche" :
Julien Dray.
Jean Luc Mélenchon.
Najat Belkacem.
http://desirdavenir2012.over-blog.com/article-21141534.html
Présidence française de l'Union européenne. «J'en attendais beaucoup. Il était venu au Parlement européen en janvier, ça s'était très mal passé, il avait failli être sifflé. Sur la
forme, hier, c'était un bon discours, sans notes, assez convaincu sur un certain nombre de sujet. Et en même temps, c'était un discours qui mérite des tas de vérifications, notamment sur
l'international.»
La présence du président syrien Bachar el-Assad en France. «Je suis profondément gêné par sa venue et par le rapport de Sarkozy avec les chinois, avec Poutine, avec Kadhafi... A force,
on sent un peu d'usure. Quand Bacahr el-Assad va repartir, après une poignée de main, il va utiliser cela». Vincent Peillon reconnaît toutefois qu'il faut discuter avec ces pays, mais en obtenant
«des contreparties». «Car à la fin, ce sera l'image de la France qui sera atteinte.»
Union pour la Méditerranée. «Si ça peut être un succès, on peut s'en réjouir, donc pas de raison de jouer les Cassandre.»
Royal a-t-elle raison d'attaquer Sarkozy ? «J'ai été finalement choqué que les uns et les autres, médias comme politiques, n'ayons pas réagi plus fortement. On doit avoir une véritable
indignation en nous-mêmes» (diversion par auto-flagellation... trop chou... ^^ à écouter plus en détails dans la vidéo), assure-t-il, demandant
également que «toute la lumière soit faire».
Bonnes mesures du gouvernement. «Sur les universités ou sur l'école, il y a des choses intéressantes.»
Premier secrétaire du PS candidat à la présidentielle. «Je préfère que notre leader soit aussi le leader de la fomation majoritaire.»
Aurélie Filippetti :
Jean-Louis Bianco met en cause l'enquête sur les cambriolages du domicile de Ségolène Royal
Le député socialiste Jean-Louis Bianco a mis en cause vendredi l'enquête sur les cambriolages du domicile de Ségolène Royal, estimant que l'identification jeudi d'une suspecte à l'aide d'une
empreinte digitale est sujette à caution.
"Il suffit qu'elle parle pour que brusquement on retrouve, alors que l'affaire de 2006 avait été classée, une hypothétique coupable",
a déclaré sur iTélé Jean-Louis Bianco.
"Dans quelle démocratie au monde aurait-on pris l'affaire aussi peu au sérieux?", s'est interrogé l'ancien porte-parole de la
candidate socialiste à la présidentielle.
Pour le député des Alpes de Haute-Provence, "c'est à la police d'apporter des preuves" et non à la candidate de se justifier, après
qu'elle ait évoqué "une affaire politique".
"Quand on insulte un adversaire politique, c'est qu'on est faible", a estimé par ailleurs Jean-Louis Bianco face aux multiples
attaques venues de l'UMP depuis que Ségolène Royal a pointé du doigt le "clan Sarkozy". AP
Sur I-télé le 11 Juillet :
Gérard Collomb :
http://www.dailymotion.com/video/x62q98_gerard-collomb-maire-de-lyon-defend_news
« Donc je comprends un peu la réaction de Mme Royal, qui se sent agressée. Elle
se sent agressée lorsque sur chacune de ses phrases il y a une espèce de pilonnage qui est fait systématiquement. Elle n'a peut-être pas tort de penser qu'elle est un peu la cible parce qu'elle
peut représenter un danger pour le président de la République. Que son appartement ait été à plusieurs reprises visité, ce n'est pas quelque chose de courant. Ce n'est pas dans tous les pays
qu'un des chefs de l'opposition voit régulièrement son appartement visité, ses ordinateurs vidés. Si j'étais Nicolas Sarkozy, je ferais attention à ce que Mme Ségolène Royal puisse désormais
vivre dans la tranquillité. »
"Deux poids et deux mesures" - François Rebsamen :
http://www.rue89.com/2008/07/09/royal-cambriolee-et-si-cetait-arrive-a-chirac-sous-mitterrand
François Rebsamen se plaint également de la lenteur de l’enquête. Selon lui, la police semblait plus mobilisée quand il s’agissait de
retrouver le scooter de Jean Sarkozy:
"Quand on pense aux moyens qui
avaient été mis en œuvre pour retrouver le scooter du fils du président de la République qui était à l'époque ministre de l'Intérieur, je me dis que depuis un an, l'enquête a dû progresser et
il y a là deux poids et deux mesures."
Jean-Marc
Ayrault :
http://www.lepost.fr/article/2008/07/09/1221595_segolene-royal-note-une-coincidence-entre-ses-critiques-du-clan-sarkozy-et-son-cambriolage.html
"Elle ne parle sans doute pas en l'air, qu'il y ait un clan Sarkozy c'est une évidence", a déclaré sur RMC le président réélu du
groupe socialiste à l'Assemblée nationale. "Si elle dit ça, c'est qu'elle a de bonnes raisons de le dire", a-t-il insisté.
André Vallini :
http://blogdejocelyne.canalblog.com/
Sur l'allusion de Ségolène Royal à la «coïncidence» entre la «mainmise du clan Sarkozy sur la France» et la «mise à sac de son appartement, André Vallini estime qu'il est «évident» qu'il y a un «clan Sarkozy qui veut s'arroger tous les pouvoirs» et dénonce «la façon dont Nicolas Sarkozy veut faire ses réformes et dont il les accompagne». Pour lui, «Ségolène Royal est en colère» et la «meilleure façon d'éteindre la polémique c'est que la police fasse son travail».
Sur la stratégie de Ségolène Royal, André Vallini refuse de se prononcer. «Je pense que c'est quelqu'un de combatif, qui dit les choses comme elle
les ressent, qui n'a pas la langue de bois et c'est utile en politique».
Michèle Delaunay :
http://www.michele-delaunay.net/blog/2008/07/10/784-de-l-universalite-de-l-imbecillite
"L'an dernier, le même jour exactement, ses ordinateurs chez elle, et le mien à l'Assemblée, nous avaient été dérobés. Le mien
n'a jamais réémis depuis, ce qui exclut un vol pour usage et pour commerce. Pour le dire simplement, je pense comme elle qu'il y a des imbéciles partout, et que l'UMP n'en ait sans doute pas
plus indemne que n'importe quel autre parti."
Julien Dray :
http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/afp.asp?id=13637
Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a pressé mercredi les "responsables de la majorité"
d'"éclaircir les rapports" qu'ils entretiennent "avec les grands groupes de médias", après les accusations de Ségolène Royal de "mainmise du pouvoir sur les
médias".
"Des questions ont été posées par Ségolène Royal. Plutôt que de se livrer à des bons mots douteux, à des concours de
blagues piteuses, les responsables de la majorité doivent y répondre, et éclaircir les rapports qui sont entretenus avec les grands groupes de médias, ainsi que les services qui leur sont
rendus par la restructuration en cours du service public de l'audiovisuel", a déclaré M. Dray dans un communiqué.
Selon le député de l'Essonne,
"le
comportement des dirigeants de la majorité et des ministres, qui font preuve d'une violence rhétorique grave (à l'égard de Mme Royal, ndlr), s'accompagnant souvent de remarques d'une bassesse
infâmante, est inacceptable".
Jean Luc Mélenchon :
Quand Mélenchon soutient Ségolène (à environ 20 min) : http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=57719
"Ca me met mal à l'aise, parce que je vois bien que tout le monde ironise sur son compte, la traite de haut... certains
laissent même entendre qu'elle est folle. C'est évidemment une cible, elle doit bénéficier de mesures de protections particulières. Je suis très étonné que ça ne soit pas le cas. On peut aussi
prendre au sérieux ce qu'elle dit avant de se moquer d'elle.
Oui c'est grave comme accusation.
Elle a été trop loin ?
Non, écoutez, quand même ! Cette femme a été la candidate du parti socialiste, elle a fait 17
millions de voix, elle mérite le respect, non ? On peut la protéger un peu ! (...) Moi je vois des bâtiments publics où des policiers, du matin au soir, gardent une porte qui n'est
menacée par personne, et d'un autre côté je vois la candidate de mon parti qui se fait cambrioler et personne ne bouge, il ne se passe rien ! Quand il a été question du fils du président de la
République et de son scooter pourri, là y'a eu des empreintes ADN ! (...) Nous les socialistes, nous avons intérêt à faire bloc autour d'elle avant qu'il lui arrive quelque chose de
mal"
http://blog.najat-vallaud-belkacem.com/
Puisque j’ai commencé en évoquant Libération, je terminerai par ce même journal capable décidément du meilleur comme du
pire. Le pire, pour moi, a été atteint cette semaine avec le lynchage intolérable de Ségolène Royal (voir couverture du 9 juillet) : que les portes parole du clan Sarkozy se livrent à
ce jeu qui évite de se poser les véritables questions, et en passant de répondre à celles si franches de Ségolène, c’est une chose. Mais que le plus grand journal de gauche rejoigne la
meute, ça dépasse l’entendement : croyez vous vraiment qu’il ne faille pas s’interroger sur les fouilles, « visites », cambriolages, et vols d’ordinateurs répétés de l’ancienne
candidate à la présidentielle ou de ses équipes ? Pensez vous sincèrement qu’il y ait, comme l’affirme Frédéric Lefebvre mais aussi l’éditorialiste de Libé une comparaison possible
entre la leader de l’opposition forte de 17 millions de voix et n’importe quel français qui se fait cambrioler ?
Avalez vous vraiment cette histoire à dormir debout d’ex-yougoslave (une étrangère bien sur, ça fait toujours mieux) soit disant responsable d’une des visites chez Ségolène (en 2006 !) et opportunément retrouvée ces derniers jours par les services de police ? Faudra t-il vous expliquer à nouveau, mais cela vous intéresse t-il seulement, que, à part des ordinateurs, la plupart de ces « cambriolages » ne se sont soldés par aucun vol, marque manifeste d’une tentative d’intimidation et de pression bien plus que de l’appât du gain : allez savoir pourquoi « une ex-yougoslave sans rapport avec le pouvoir politique » (dixit le site Internet de libé quelques jours après la scandaleuse couverture !!!!!!!!) se livrerait à de tels actes gratuits.
Alors voila, vous qui me lisez souvent sur ce blog le savez, je ne suis pas du genre à sortir facilement de mes gonds, mais là, c’est une vague de dégoût total qui m’a submergée cette semaine.
JFK à propos du lynchage de l'UMP envers Ségolène (ici, cela concerne ce qu'elle a dit au Québec) :
Communiqué d’Aurélie Filippetti, députée de Moselle et porte-parole du groupe socialiste à l’Aseemblée nationale, le 8 juillet
2008
« Monsieur Frédéric Lefebvre prend ses désirs pour des réalités : non, Ségolène Royal n’a pas « pété un câble », mais c’était bien
l’objectif recherché par les barbouzes qui ont visité son appartement pour l’intimider.
Avec l’UMP de Sarkozy, on n’est plus dans la politique mais dans la vulgarité érigée en rhétorique. Dans la France de Nicolas Sarkozy, on peut désormais mettre à sac le domicile de la principale opposante politique et cela ne déclenche que l’hilarité des porte-parole, ou plutôt des porte-flingues, du pouvoir en place.
La France de Sarkozy c’est la télé de Berlusconi et les méthodes de Poutine. Ce qui dérange l’UMP, c’est que SR a une voix qui porte et qu’elle incarne à elle seule l’opposition : tenter de la faire taire en la discréditant, c’est aussi reconnaître que ses idées et popularité dérangent le pouvoir.
Les porte-parole de l’UMP ferait mieux de répondre sur le fond aux propositions de Ségolène Royal sur l’urgence écologique, le mandat unique, la réforme des retraites, la révolution fiscale, plutôt que de tenter de refaire le coup aux Français des manipulations de la campagne présidentielle. Plus personne n’est dupe ! »
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Communiqué de Jean Pierre Mignard, avocat, le 8 juillet 2008
« Avec l'élégance de propos qui lui est coutumière, Monsieur Lefebvre prétend que Madame Royal a « pété un câble » pour constater une coïncidence entre la mise à sac de son appartement et la mise
en cause du pouvoir politique.
La visite de son appartement a été constatée par la police et le serrurier réquisitionné, son officier de sécurité et le Procureur de la République de Nanterre qui s'est personnellement transporté sur les lieux.
Rien ou presque n'a été volé, mais tout a été bouleversé et la copie de la plainte de son premier cambriolage déchirée et exhibée.
Ceux qui ont agi se sont sentis assez forts pour provoquer.
Si Monsieur Lefebvre qui sait tout sur tout a des informations rassurantes à donner à propos de cette infraction, il doit être entendu comme témoin par le Procureur de la République. »
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Communiqué de François Rebsamen, maire de Dijon, le 9 juillet 2008
« Pour la deuxième fois l’appartement de Ségolène Royal a fait l’objet le 27 Juin d’un « cambriolage » d’un genre particulier : une intrusion, pas de vol, mais une mise à sac et une une mise en scène, orchestrée qui relève de la menace et de l’intimidation musclée.
Et depuis ?
Un silence assourdissant des médias, des observateurs, de la ministre de l’Intérieur. Pas un mot de soutien de Nicolas Sarkozy qui a pourtant érigé la compassion en méthode de gouvernement, Mais des insultes du Premier Ministre et du porte parole de l’UMP, quand Ségolène Royal s’interroge sur les liens entre les attaques dont elle est victime et son rôle d’opposante au président de la République.
Imaginons un instant qu’en 1988 ou 1989 le candidat de la droite à la présidentielle, Jacques Chirac, ait été victime du même type de pratiques. Complot, affaire d’Etat, que n’aurions nous pas entendu…
Aujourd’hui rien, circulez il n’ y a rien avoir.
Une des chefs de l’opposition, l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle, est menacée dans sa sécurité quotidienne et la seule réponse est de l’accuser de « péter les plombs ».
La démocratie c’est d’abord le respect de l’opposition, j’appelle les représentants de la majorité à s’en souvenir. »
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Communiqué de Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, le 9 juillet 2008
« La mise à sac de l'appartement de Ségolène Royal est un fait grave qui devrait susciter l'indignation de tous les responsables politiques par delà les clivages.
Il est particulièrement choquant que le Premier ministre, au lieu de condamner énergiquement toute tentative d'intimidation d'une responsable politique de premier plan, ressorte des formules vieilles de l'inquisition accusant la victime de démence.
Monsieur Fillon a manifestement perdu le sens des valeurs et des usages républicains, c'est tout à fait regrettable.
On aurait préféré qu'il commente, tout comme les autres responsables de l'UMP, ce que Ségolène Royal a dit sur la mainmise du clan des puissants amis de Monsieur Sarkozy sur la France, et en particulier sur les médias. Leur silence gêné montre que Ségolène Royal a visé juste. »
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Communiqué de David Assouline, sénateur et secrétaire national du PS, le 9 juillet 2008
La meute est encore lâchée contre celle qui dit clairement comment, pourquoi et pour qui le clan Sarkozy fait main basse sur la France. En moins d'une semaine, par deux fois François Fillon, Premier ministre en fonction, s'en est pris violemment à Ségolène Royal, un ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a encore montré qu'il ne digère toujours pas sa défaite en Poitou-Charentes, et l'éternel matraqueur Monsieur Lefebvre s'est encore illustré par la vulgarité de ses propos.
En plus de s'attaquer de façon « décomplexée » au pouvoir d'achat, aux services publics, au code du travail, à l'audiovisuel public, au profit des plus riches, la droite sarkozyste voudrait au mieux qu'on la commente, pas qu'on s'y oppose avec force.
Et bien, Ségolène Royal n'est pas femme à se laisser intimider et assume sa responsabilité en combattant et en proposant avec toute le courage qu'on lui connaît.
Ségolène Royal a estimé que les propos de Nicolas Sarkozy sur les grèves en France sont "pires que de la provocation" et montrent que le chef de l'Etat "vit dans un autre monde" où "l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent".
"Je pense que c'est pire que de la provocation. Il ne se rend même plus compte de ce qu'il dit, au sens où, ça y est, il vit dans un autre monde. Pour lui, l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent", a déclaré Ségolène Royal
"Il ne se rend pas compte que les gens sont désespérés" et qu'il est "très difficile pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a-t-elle ajouté.
Selon Ségolène Royal, "c'est une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France. On se croirait revenus sous l'Ancien Régime où le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis, le roi enrichit ceux qui sont déjà riches, et pendant ce temps-là, le peuple s'appauvrit".
"Présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et répondre à leurs soucis et à leurs problèmes", a-t-elle estimé.
(BIMM !)
Je pars en "vacances" (sans internet, c'est plutôt le bagne)
jusqu'à samedi. Donc ne vous étonnez pas s'il n'y a pas d'articles immédiatement sur les passages de Ségolène dans les médias.
Alors qu'elle est l'objet de critiques très virulentes depuis 3 jours, un retour en
arrière semble s'opérer. Du moins dans son camp...
Ce qu'a dit Ingrid Bétancourt avec énormément d'ailleurs de dignité et de précision, c'est de rendre hommage à
l'action diplomatique de la France, dans sa globalité, c'est-à-dire l'action de Jacques Chirac, de Dominique de Villepin, qui a d'ailleurs été le premier en tant que chef de la diplomatie
française puis Premier Ministre à sonner le tocsin et à faire en sorte qu'Ingrid Bétancourt ne soit pas oubliée.
D'ailleurs, dans cet esprit de réconciliation nationale, il aurait été tout à fait louable que Nicolas Sarkozy puisse associer Jacques Chirac et Dominique de Villepin à l'accueil et à la
reconnaissance, à l'égard de ce qui s'était passé. Aujourd'hui, vous avez vu qu'il y a versions nouvelles.....
France Info : Cela veut dire que les négociations menées depuis des années avec les FARC ont été utiles?"
Ségolène Royal : "Ecoutez, c'est bien trop tôt pour le dire. Vous avez vu qu'il y a
maintenant des nouvelles versions qui circulent à propos des opérations pratiques de libération.
Une chose est le travail au long cours, une autre est l'intervention lors de l'opération immédiate, pratique de libération, où, là, ni l'Elysée ni le Quai d'Orsay n'ont contesté le fait que
Nicolas Sarkozy n'ait joué aucune rôle. Cette polémique n'a aucune raison d'être. Tous ces gens devraient être très joyeux de la libération d'Ingrid Bétancourt, j'observe que cette joie a
vraiment été de courte durée pour tout d'un coup trouver une occasion de me sauter à la gorge dans des opérations politiciennes tout à fait dérisoires.
Et je pense que l'événement historique que nous vivons avec cette libération, qui redonne aussi l'espoir à des milliers de personnes anonymes qui pourrissent dans des geôles à l'échelle la
planète, mérite vraiment autre chose que ce traitement politicien.
France Info : Avez-vous prévu de rencontrer Ingrid Bétancourt ?
Ségolène Royal : Par pudeur et respect, je prendrai contact avec elle mais vraiment dans
quelque temps, quand elle aura vraiment repris pied pour elle-même, pour les siens, et pour les causes qu'elle défend.
************
Ségolène Royal se défend bien d’avoir été absente des festivités du 400e anniversaire de Québec, comme le lui reproche l’ancien premier ministre français Jean-Pierre Raffarin. Au
contraire, la présidente de la région Poitou-Charentes a pris plusieurs bains de foule et a même rencontré les artistes québécois du spectacle commémoratif dans leur loge pour saluer leur
talent.
Jean-Pierre Raffarin a affirmé vendredi à l’AFP que Mme Royal avait préféré faire de la politique au lieu d’assister aux cérémonies officielles du 400e. «Son absence a été remarquée et a déçu
les Québécois», a-t-il soutenu. La polémique s’est rendue jusqu’en France, où plusieurs médias ont abordé le sujet.
Mme Royal rétorque qu’elle avait prévu d’assister aux cérémonies protocolaires en avant-midi, mais que sa voiture est restée coincée dans la circulation en raison d’un léger retard. «Je n’ai
pas pu accéder à ma place. J’ai donc regardé les cérémonies avec la foule le long des barrières», a-t-elle expliqué au Soleil, vendredi.
La candidate socialiste aux dernières élections françaises ajoute qu’il est complètement faux de prétendre que les Québécois ont été déçus de son absence. Car si elle n’était pas assise avec
les dignitaires pendant le Salut à Champlain, elle a été la seule représentante politique de la France à assister au spectacle commémoratif Rencontres, en fin de journée. Une présence
remarquée qui lui a valu les applaudissements de la foule. Tous les autres dignitaires étrangers ont en effet préféré se rendre aux réceptions VIP, laissant les places qui leur étaient
réservées dans les gradins à leurs accompagnateurs.
Dans la loge des artistes
«Je préfère être avec la population que de participer aux réceptions avec les dignitaires», a-t-elle affirmé, pour expliquer sa décision d’assister à ce spectacle à saveur historique au lieu de
suivre les autres invités. Mme Royal a aussi voulu saluer les artistes dans leurs loges, particulièrement Claude Dubois, Robert Charlebois, Yves Jacques, Diane Dufresne et Gilles Vigneault.
«Je pense que l’identité du Québec elle est là, elle est dans la culture», a-t-elle précisé. Mme Royal était accompagnée lors de ce spectacle par Dominique Besnehard, qui a coproduit récemment
le film L’Âge des ténèbres de Denys Arcand.
Mme Royal ajoute qu’elle a aussi accueilli le Bélem à Québec le 2 juillet, en l’absence de M. Raffarin. Les Québécois lui ont alors réservé un accueil chaleureux qui se confirme
partout où elle passe dans la capitale. «Je croise régulièrement des gens qui me disent qu’ils voteraient pour moi si je me présentais dans la région! C’est très touchant.»
À son avis, M. Raffarin fait donc complètement fausse route lorsqu’il affirme qu’elle était absente des célébrations. «J’étais là pour l’arrivée du Bélem, j’ai pris la parole. Le
défilé militaire, je l’ai vu avec la population. Je suis allée au spectacle le soir et j’irai voir le Moulin à images de Robert Lepage ce soir (vendredi). La polémique, elle est
totalement déplacée.»
Ségolène Royal soutient par ailleurs qu’elle a adoré le spectacle commémoratif Rencontres. «J’ai trouvé ça exceptionnel, à la fois dans la mise en scène et dans le choix des artistes.
Yves Jacques est tellement beau et tellement bon. J’ai trouvé les ballets extraordinaires. Diane Dufresne était très rigolote. C’est très esthétique, audacieux, émouvant. Et j’ai été très
contente de revoir Gilles Vigneault. J’adore les artistes québécois», a soutenu Mme Royal, qui quittera la capitale samedi.
http://www.cyberpresse.ca/article/20080705/CPSOLEIL/80704241/7137/CPSOLEIL05
Ségolène Royal s'étonne de la polémique indécente soulevée par la droite et des propos très virulents tenus par François
Fillon.
Le moment n'est pas à la polémique politicienne.
Les propos qu'elle a tenus, en réponse à une question des journalistes, se sont contentés de reprendre des faits admis par tous, et
notamment par le Secrétaire général de l'Elysée.
Par ailleurs, ses propos ont été sortis de leur contexte puisque lors de son intervention, elle a appelé au respect des retrouvailles
familiales si longtemps attendus et à la nécessité de n'alimenter aucune polémique. Ségolène Royal appelle donc le gouvernement à faire preuve d'un peu de décence.
Réaction de Jean Louis Bianco :
http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3900257,00-bianco-pour-certains-royal-est-adversaire-abattre-.html


La France n'a "pas pris part" à la libération d'Ingrid Betancourt, annonce l'Elysée
PARIS (AFP) — La France n'a "pas pris part" à l'opération qui a permis mercredi soir la libération de l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt après plus de six ans de captivité, a déclaré
jeudi le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant.
"Dans cette opération précise, les Français n'ont pas pris part", a dit sur France 3 M. Guéant, saluant "une très belle opération" de l'armée colombienne.
- la place de Sarkozy dans cette affaire :
http://www.intox2007.info/index.php?post/2008/07/04/Ingrind-Betancourt:-Sarkozy-ny-est-pour-rien-et-ne-savait-pas
Pour moi, ce qui est indigne, ce sont les propos de Rama Yade, qui a osé dire que la libération d'Ingrid Betancourt était un promesse de campagne qui venait de se
réaliser.
Sarkozy n'a pas besoin de faire de tentative de récupération : ses amis s'en chargent pour lui !