(photo Richard III)
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Ségolène Royal tenait mardi à Paris sa troisième université populaire de la connaissance. Au premier rang, le député du Gers Philippe Martin peu habitué au "participatif"...
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"Après tout, allons-y". Philippe Martin n'hésite pas très longtemps lorsque Ségolène Royal
l'appelle il y a quelque temps pour l'inviter à participer mardi dernier à la troisième Université populaire de la connaissance. Thème de la soirée : l'impact des pesticides sur notre
alimentation. Ce député du Gers en connaît un rayon sur le sujet, avec une volonté depuis quelques années de faire de son département un laboratoire de l'écologie. Il a notamment mis en place des
cantines scolaires bio, approvisionnées en produits biologiques (cultivés à moins de 100 kms de chaque école, précise le député).
Impressions sur cette soirée Désirs d'Avenir ? "Ce n'était pas ma première surprise partie mais ma première
soirée DA", sourit-il. L'homme a de l'humour, et de l'énergie. Impressionné par "l'écoute extatique" des centaines de personnes présentes dans ce théâtre parisien du 11e arrondissement, Philippe
Martin confie avoir trouvé la réunion "intéressante, bizarre, différente". "On est dans autre chose", décrit ce compagnon de route de Laurent Fabius, peu habitué il est vrai au "participatif". Là
ou l'ancien Premier ministre aurait tenu un long discours charpenté, Ségolène Royal ouvre seulement la soirée, écoute, et ne reprendra plus la parole. Sauf pour remercier les quelques élus
présents et rendre bien sûr un chaleureux hommage... au fabiusien Philippe Martin.
Une escorte jusqu'à la voiture...
Depuis fin mai, la présidente de la région Poitou-Charentes se veut œcuménique, à l'écoute et bonne militante.
Des photos d'elle, tout sourire, en compagnie de Jean-Christophe Cambadélis lors d'un récent déplacement au Monténégro ont provoqué des sourires narquois dans les couloirs de Solférino. Et
pourtant, la nouvelle vice-présidente de l'Internationale socialiste et le député strauss-kahnien ont bien travaillé, ensemble, efficacement et dans la bonne humeur au congrès de l'IS. Qui l'eut
cru, au pays des socialistes déchirés...
Question flair et com', Ségolène Royal garde intact son
savoir-faire. Lors du débat de mardi dernier, des sans-papiers africains, délogés il y a quelques jours de la Bourse du travail, étaient venus en voisins faire entendre leur colère. Grâce à un
échange en début de soirée avec une petite délégation, l'ex-candidate a pu quitter le théâtre Dejazet vers minuit sous les "vivas" de la foule. Avec en prime une escorte jusqu'à sa voiture aux
cris de "Ségolène, Ségolène !" digne des meilleurs moments de sa campagne présidentielle... Mais le professionnalisme a parfois ses désavantages. Sachant qu'elle refuse de répondre aux questions
de la presse lors de ces soirées-débats, les journalistes télés n'étaient pas venus au rendez-vous. Point de caméra donc pour immortaliser une séquence dont rêveraient beaucoup de
présidentiables...
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(Source : LCI)
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