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Lundi 9 novembre 2009

Petit best of des discours de Ségolène Royal à l'étranger ces 6 derniers mois :


Discours de Dakar

"Oui, je veux devant vous porter une parole de respect, de fraternité et de justice, celle qu’aurait dû porter le G20 en associant davantage l’Afrique dans son ensemble. Au delà des avancées positives qu’il faut saluer et qui viennent poser d'autres règles du jeu, pourquoi l'Afrique ne s'y trouve-t-elle pas ? Pourquoi avoir écarté un milliard d’habitants et 1/3 des ressources naturelles de la planète? Ce n'est ni juste ni efficace. Tout comme n'est ni juste ni efficace l'absence de ce continent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ou encore sa sous-représentation dans les conseils du FMI et de la Banque mondiale. L’Afrique doit enfin avoir toute sa place dans les instances internationales car nous avons besoin d’elle, de sa vision, de ses talents, de sa faculté de don, de ses idées."

"Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont rappelé au monde l’existence des grands royaumes et des grands empires de l’Afrique. Honneur aux historiens de l’Afrique qui ont retracé les mille et une relations nouées bien avant la conquête, en des temps où le Sahara, la Méditerranée et l’Océan Indien n’étaient pas des frontières mais des points de passage et de mise en contact.

Quelqu'un est venu ici vous dire que « l’Homme africain n'est pas entré dans l'Histoire ».

Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n’auraient jamais dû être prononcées et qui n’engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l’histoire, vous l’avez faite bien avant la colonisation, vous l’avez faite pendant, et vous la faites depuis.

Et ce que Léopold Sedar Senghor et Aimé Césaire ont magistralement accompli avec le concept « négritude » , vous l’avez poursuivi avec le mot « Afrique », cet étendard d’une dignité reconquise."

Discours d'Athènes



Discours devant l'IS au Monténégro

"Et chaque fois que, dans l’Histoire, les socialistes et les générations qui nous ont précédés ont traversé un « moment crucial », ils retrouvèrent tout leur rôle, toute leur place. C’est là qu’ils doivent assumer toutes leurs missions, et qu’ils doivent se faire entendre du reste du monde. Car les crises d’aujourd’hui sont multiples. Elles sont considérables.

Il y a d’abord une crise environnementale. Victor l’a dit à l’instant : une crise environnementale sans précédent qui peut détruire notre planète et qui, déjà, aujourd’hui – on en parle trop peu – tue des dizaines de milliers de personnes à travers le monde. Je veux parler des migrations, des migrations massives de populations dans les pays les plus pauvres, qui fuient la sécheresse, qui fuient la pauvreté et qui meurent sur ces routes des migrations.

Il y a la crise financière et bancaire bien sûr, d’une ampleur inouïe. Nous n’en avons pas encore subi toutes les conséquences. Il faut avoir le courage de le dire : nous ne sortirons pas de la crise dans le système actuel.

Il y a la crise énergétique, sans doute la première de cette ampleur depuis le début de l’ère industrielle, parce qu’elle nous oblige à repenser nos modes de production et nos modes de consommation.

Il y a la crise alimentaire enfin, avec ces émeutes de la faim dans les pays les plus pauvres, très peu couvertes d’ailleurs par les médias du monde : comme si elles étaient devenues finalement une banalité."

"La  simultanéité de ces crises n’est pas un accident de l’histoire. Pourquoi toutes ces crises adviennent-elles en même temps ? C’est parce qu’il y a une crise de civilisation, parce qu’il y a une crise d’humanité. La civilisation humaine est malade aujourd’hui. Une civilisation qui est incapable de faire prévaloir, sur les intérêts des puissants, les intérêts de notre maison commune, la Terre, est bien une civilisation malade. Une civilisation qui est incapable de faire prévaloir, sur les intérêts des transnationales bancaires et financières, les intérêts fondamentaux du genre humain et de chaque personne humaine, est bien une civilisation malade. Une civilisation qui laisse mourir, au milieu d’un océan de richesses, des centaines de milliers de femmes et d’hommes, est bien une civilisation malade. Et qui d’autre que les socialistes, qui se sont toujours battus et qui se battent encore aujourd’hui pour remettre la personne humaine au cœur de toutes les décisions, l’humain au cœur de tous nos objectifs, qui d’autre que les socialistes peuvent peser pour faire en sorte que nous puissions sortir de cette crise de civilisation ?

C’est dire l’importance du combat des socialistes qui veulent que la finance soit mise au service de l’économie, et non au service d’elle-même, et l’économie au service des travailleurs, et non au service d’elle-même."

Discours devant l'IS à l'ONU

"J’étais à Rio en 1992 comme ministre de l’environnement de la France.

Je suis à New-York en 2009.

17 ans. 17 longues années.

Et un sentiment qui gronde dans le cœur et l’âme des peuples du monde, un sentiment qui emporte tout, un sentiment que nous connaissons bien, nous, progressistes, parce qu’il est au principe de notre engagement : la colère. Tout a déjà été dit. Depuis longtemps. Depuis trop longtemps. Trop de mots. Trop de déclarations sans effets. La valeur des engagements s’est émoussée, la valeur des serments s’est érodée. Les beaux discours sur les tribunes. Les effets de manche. « Notre planète brûle et nous la regardons brûler » ; « nous révolutionnerons le capitalisme financier ». Et derrière, la petitesse et la rouerie, et tout le monde qui se regarde en chien de faïence, et tout le monde qui regarde son voisin pour savoir s’il ne sera pas mieux traité.

Le bal des hypocrites.

Le bal des cyniques.

Le bal de ceux qui ne comprennent pas que le temps est venu.

Le bal de ceux qui ne voient pas que les peuples sont fatigués des simagrées des puissants.

Alors j’aimerais devant vous ne prononcer qu’un verbe.

Un verbe venu du tréfonds de notre conscience. Un verbe élémentaire. Un verbe clair et sonore, ardent. Un verbe pour redonner du courage aux millions de réfugiés climatiques. Un verbe pour dire aux centaines de millions de victimes de la crise financière : « vos vies valent plus que leurs profits » Ce verbe, c’est le verbe « agir »."

Discours de Berlin

"Il y a, dans la chute du Mur de Berlin, l’une des plus belles leçons qui soient. Quelles que soient les circonstances, quelles que soient les rôles plus ou moins avérés des dirigeants soviétiques, américains, allemands, français ou britanniques, il n’y a, au-delà du ballet diplomatique souterrain, au-delà des déclarations publiques, qu’une seule vérité  : rien ne peut résister à la force d’un peuple en marche. Aucune dictature, aucun système totalitaire, aucune démocratie dévoyée, ne peut résister à l’élan d’un peuple qui décide, un jour, de dire « NON ».

Tous les régimes pervers s’écroulent grâce à la force et au courage des citoyens.

Tous les régimes démocratiques s’élèvent grâce à la force et au courage des citoyens."

"Oui, le mur de Berlin est tombé, ce mur qui balafrait l’Allemagne depuis Aout 1961.
Mais d’autres murs ont été érigés.

Le mur de plus de 700 kms de long entre Israël et la Palestine, la barrière électrifiée qui sépare depuis 1953 les deux Corées, celle que l’Inde a érigé à sa frontière avec le Bangladesh, le mur qui sépare les États-Unis du Mexique, le mur de Chypre.

Il existe sur cette planète des dizaines de murs, physiques mais aussi socio-économiques, construits pour se protéger de l’autre, l’enfermer, l’encercler, le maintenir dans un ghetto, l’empêcher de se déplacer.

Ces murs tomberont un jour comme est tombé le Mur de Berlin, par la force des peuples.

Mais ces murs ne sont rien comparés aux barrières infranchissables qui enferment nos décisions. Il est plus facile de faire tomber les barricades que les barrières mentales. Des murs physiques existent mais nous savons également que des murs d'idéologies détournées enferment également le monde : le fanatisme terroriste qui instrumentalise la religion, le fanatisme économique et l'inertie écologique mènent également le monde à sa perte."


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Si après ça, certains pensent encore que c'est une cruche...

Par Mel - Publié dans : Ségolène - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 9 novembre 2009

Pendant que l'Elysée, les sarkozystes, la droite essayent de justifier la dernière ânerie publiée par un sous fifre sur le profil facebook de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal était ce week end à Berlin pour commémorer la chute du mur.

 

Elle était invitée par l'institut pour la Diplomatie Culturelle à prononcer un discours d'1h dimanche 8 au soir, lors de la conférence "A world without walls".

 

 

En voici des extraits. Vous pouvez trouver le discours dans sa version originale ici et traduite (clic clic)

 


 « Oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte, l'URSS retirer ses troupes d'Afghanistan, la Pologne élire un gouvernement non communiste, l'Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autre mur qu'était l'apartheid, Pinochet quitter enfin le pouvoir, le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans, la Hongrie ouvrir sa frontière avec l'Autriche et changer de gouvernement, la « révolution de velours » triompher en Tchécoslovaquie, les régimes bulgares et roumains être renversés.


N'oublions pas qu'en Chine aussi, les étudiants et bien d'autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l'instauration de la loi martiale au Tibet et l'écrasement des démocrates de la Place Tien An Men, que nous n'oublierons jamais. Aujourd’hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989. »


« Oui, le mur de Berlin est tombé, ce mur qui balafrait l’Allemagne depuis Aout 1961.


Mais d’autres murs ont été érigés. Le mur de plus de 700 kms de long entre Israël et la Palestine, la barrière électrifiée qui sépare depuis 1953 les deux Corées, celle que l’Inde a érigé à sa frontière avec le Bangladesh, le mur qui sépare les États-Unis du Mexique, le mur de Chypre.

Il existe sur cette planète des dizaines de murs, physiques mais aussi socio-économiques, construits pour se protéger de l’autre, l’enfermer, l’encercler, le maintenir dans un ghetto, l’empêcher de se déplacer.


Les murs tomberont un jour comme est tombé le Mur de Berlin, par la force des peuples. »

 

 

Par Mel - Publié dans : Ségolène - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 9 novembre 2009
On ne se lasse pas du Parti socialiste pour ses guerres des chefs, ses petites phrases et ses multiples présidentiables, mais qu'en est-il actuellement à l'UMP ? Grisé par le pouvoir, la parti du président de la République ne rate jamais une occasion de moquer ses concurrents socialistes. Il ne se passe pas une seule journée sans qu'un ministre, voire un premier ministre, ne fasse une allusion aux malheurs du parti d'opposition. Lorsque François Fillon s'atriste du sort du PS, il est ovationné à l'assemblée...

Je n'ai pourtant pas l'impression que tout aille pour le mieux de leur côté depuis quelques semaines. Après les polémiques sur Frédéric Mitterrand, on est parti pour un vrai festival. Mieux que le PS, l'UMP est capable de nous en faire des belles tous les jours.

Alors, est-ce le retour de la droite la plus bête du monde ?

1- Polémiques sur l'argent, où vont les sous ?

Vaccins, repas des chefs d'Etat, sondages... On se demande parfois si le parti présidentiel à encore le sens de l'argent et du coût de la vie.

Bachelot dans la spirale de la psychose H1N1. La ministre de la Santé nous a trouvé la plus brillante des idées : commander à toute allure 94 millions de doses du vaccin H1N1 ! La plus grosse commande en Europe ! Les quelques 700 millions d'euros à peine lâchés, voilà que l'OMS nous apprend qu'une seule dose du vaccin serait suffisante. Même si la France s'en défend (pensez-vous qu'est-ce qu'on ferait de nos 94 millions de doses sinon ?), Roselyne Bachelot se trouve à lâcher une petite phrase à la volée : "Peut-être une seule dose" sera nécessaire. Bravo, brillant... sûrement le plus joli coup des labos pharmaceutiques.

Un Sommet de la dépense pour l'Union de la Méditerranée. Mais l'UMP a encore mieux à vous proposer : le sommet de l'Union de la Méditerranée. Des salons avec douche à 245.772 euros et un dîner à 5000 euros par tête. Formidable n'est-ce pas ?

Les sondages de l'Elysée. Encore mieux : 3,28 millions d'euros ! Peut-être pourrait-on suggérer à Nicolas Sarkozy d'aller un peu plus sur le terrain avec un peu moins de CRS pour palper l'opinion des français sans passer par des instituts de sondages aux coûts faramineux ? Une autre idée, faire un sondage pour demander aux Français ce qu'ils pensent du prix des sondages...

2- Querelles de personnes et petites phrases

En la matière, l'UMP n'a rien à envier au PS.



On sait déjà tout des duels Sarkozy-Villepin, Sarkozy-Chirac et même Sarkozy-Fillon. Là où ça commence à devenir génant, c'est quand les ministres eux-mêmes ne s'entendent plus, ou que les députés et sénateurs de la majorité critiquent leur propre gouvernement.

Le cas Lamour, symbole inespéré, inattendu, du retour de la droite la plus bête du monde. On se sait toujours pas s'il s'est fait taper sur les doigts pour avoir permis le vote d'une surtaxe sur les bénéfices des banques où s'il s'est vraiment trompé de bouton (malheur...). Erreur technique nous dit-on...

Le cas Raffarin, toujours pas remis de sa défaite à la présidence du Sénat.

La fronde de Jean Pierre Raffarin et des sénateurs UMP sur la suppression de la taxe professionnelle n'a pas l'air d'une erreur technique cette fois. L'Elysée et le gouvernement sont-ils aussi coupés de leurs propres élus en plus des français ? Finalement, tout est (presque) bien qui finit bien, puisque Raffarin s'est fait recadrer et s'est platement incliné, nous offrant une raffarinade pour notre plus grand plaisir : "Personne ne peut sermonner personne, parce que chacun doit respecter chacun".

Le duel Copé-Bertrand au sommet de l'UMP. Encore plus malheureux, un président de parti qui ne s'entend pas avec le président de groupe des députés de son parti... Les deux étant en compétition pour prendre la relève en 2017. Le duel Copé-Bertrand, on nous le sert tous les jours, parce qu'ils nous en font voir tous les jours. Quand on ne s'aime pas, on ne s'aime pas. Et il faut bien avouer qu'ils sont beaucoup moins doués que Martine et Ségolène quand il s'agit de se faire des bisous devant les caméras. Les deux zozos ne manquent pas de rappeler à leurs interlocuteurs qu'ils ne s'aiment pas, en off ou pas... et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, un jour où l'autre ce sera aux socialistes d'en rire.

Le cas Rama Yade, épine dans le pied de Sarkozy. Ah, qu'elle était belle la diversité au gouvernement Sarkozy I Fillon I ! Qu'en reste-t-il deux ans après ? Rachida Dati exilée à Strasbourg et Rama Yade taclée par Fillon, par Sarkozy et même par Morano. Rama Yade se sait pas "travailler en équipe", fait "des caprices", est "en opposition à la ligne du gouvernement" et au final ferait mieux de "se taire ou partir". Problème pour eux, il est diffcile de la lourder quand elle représente la diversité et qu'en plus est la personnalité préférée des français.

Le duel Fillon-Guaino, Matignon contre l'Elysée.
On savait que Sarkozy et Fillon avaient du mal à s'entendre et que le pauvre premier ministre n'était plus qu'un nom sur un poste inutile (au passage, Nicolas Sarkozy devrait se méfier, si on apprend qu'il y a un emploi fictif à Matignon...). On savait aussi que Guaino et quelques conseillers de l'Elysée tiraient pas mal de ficelles. Notamment dans les discours : après le discours de Dakar, on a eu le copier/coller des agriculteurs. A ce demander si Nicolas Sarkozy comprend ce qu'il lit. François Fillon, agacé, nous l'a confirmé : "Les conseillers du président ne font pas partie du pouvoir exécutif". Réponse de l'intéressé : "Je suis insensible à toute forme de recadrage". Si les personnalités de la majorité commencent par se tacler et commenter les tacles, attention, syndrome PS en vue. Notons au passage que voir la plume du président interviewée comme n'importe quel politique, ministre ou élu, est assez anodin et probablement une première sous la Vème République.

Carla Bruni, bouc émissaire des déçus du sarkozysme. Sarkozy ne pratique que très rarement la concertation, ce qui entraine, comme on l'a vu plus haut, certains troubles chez les élus députés ou sénateurs. Pas de problème, l'excuse est toute trouvée : Carla Bruni. La femme du président aurait une influence politique "néfaste" -on insiste bien sur le "néfaste"- puisqu'elle est "de gauche". Sarkozy fait donc une politique de gauche à cause de sa femme, c'est d'ailleurs pour cette raison que le PS est toujours ravi de chaque réforme (humour)... Il faut bien que les mécontents trouvent une excuse. Pour répliquer, l'Elysée a sorti l'artellerie lourde : Jacques Séguéla. Celui-là même qui les avaient présentés lors d'un dîner en 2007. Alors non, Carla Bruni n'a pas d'influence, et non, Nicolas Sarkozy n'est pas gauchisé (c'est simplement qu'il ne sait pas ce qu'il fait).

Ces régionales qui donnent le tournis aux ministres. Certains étaient prêts à partir la fleur au fusil, comme Roselyne Bachelot ou Brice Hortefeux. D'autres ne voulaient surtout pas y aller, comme Dominique Bussereau. Mais c'était sans compter François Fillon et Nicolas Sarkozy. Le premier a mis en place une règle de non cumul des mandats. Les ministres élus doivent quitter le gouvernement (et leur salaire, et leur notoriété de ministre contre celle de président de région -n'est pas Royal qui veut-...). Le second a décidé que Dominique Bussereau devrait être candidat en Poitou Charentes. Beaucoup moins drôle pour lui qui voulait simplement jouer le commentateur et taper sans prendre de coup.

Bachelot et Hortefeux ont renoncé et Bussereau, après des semaines de tergiversations, s'est enfin décidé à accepter cette tête de liste qui l'encombre tant. Au mépris du vote des militants de l'UMP qui avaient déjà élu Henri de Richemont chef de file pour les régionales. Ah oui, mais chef de file n'est pas tête de liste, leur répond-on...


(Voir l'article et ses sources sur LePost.fr)

Par Mel - Publié dans : Opposition au pouvoir en place - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 9 novembre 2009

La question se pose, suite aux démentis du proche de Royal, Jean-Pierre Mignard. 


Depuis quelques semaines, une certaine presse s'est mis en tête d'étudier à la loupe les moindres détails de la vie politique de Ségolène Royal... quitte à faire un peu trop de zèle.

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Jean-Pierre Mignard et Ségolène Royal. (C) 2009 Razak


Jean-Pierre Mignard, que certains disaient éloigné de Ségolène Royal, a publié ce jeudi un article intitulé "Les petites vilenies de l'information" sur le site retablirlaverite.org, annexe de desirsdavenir.org.

Comme il a déjà eu l'occasion de le faire dans une interview au Post.fr, il revient sur les "informations" parues dans la presse au sujet de sa prise de distance supposée avec Ségolène Royal.

Il confirme qu'un voyage au Gabon était prévu, puis annulé : "Il était prévu que je me rende en Afrique les 18 et 19 septembre derniers (...) elle n’a donc pas menti."

Il dément ensuite l'information du Canard Enchainé daté du 14 octobre selon laquelle Ségolène Royal aurait refusé de le voir à la fête de la Fraternité, et demande un droit de réponse.



"Je n’ai pas reçu de texto de la part de Ségolène Royal me demandant de ne pas venir à la fête de la fraternité, et je demande au Canard enchaîné un droit de réponse sur ce point, qui figure dans les "minimares" de son dernier numéro, daté du 14 octobre 2009, faute de quoi je saisirai le juge."



Dénonçant encore une fausse information parue dans Libération à propos, cette fois, de son refus de voir Royal à une de ses réunions, Jean Pierre Mignard a rappelé que la presse n'avait pas pris contact avec lui... et qu'il restait fidèle en amitié à la présidente de région Poitou Charentes : "C’est insupportable, sans compter que c’est le cas pour l’article de M. Revault d’Allonnes dans Libération, ou le Canard Enchaine, ou l’Express, on ne prend même pas contact avec moi. Un tel a dit que, qui a dit que et qui a vu que…."

Eternelle histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours... Le rectificatif de Jean Pierre Mignard fait suite à l'article du directeur de cabinet de Ségolène Royal, Cyril Piquemal, qui avait été obligé d'apporter des précisions sur le fameux diner "des ex royalistes" évoqué par Libération. Dans le Nouvel Observateur et Le Point, il avait même été question de son départ de l'équipe Royal... évidemment démenti par l'intéressé : "Pour ma part je continue auprès d'elle."

Il est donc naturel de s'interroger sur la véracité des articles en question. Quelle crédibilité doit-on accorder à ces articles alors même que les informations et le déroulement de faits sont ensuite démentis par les personnes concernées ?

Peut-on encore avoir confiance en cette presse ? Quelle est la part de vérité dans les innombrables articles traitant de la solitude de Ségolène Royal ? Quand un journal politique évoque un texto (on peut d'ailleurs établir un rapprochement avec l'affaire du SMS de Nicolas Sarkozy à Cécilia : "Si tu reviens, j'annule tout") ensuite démenti par l'intéressé, est-ce une (très) mauvaise interprétation, ou y a-t-il vraiment une réelle volonté de nuire ?

Le Point d'ailleurs, n'a pas fait dans la demi mesure dans son numéro du 8 octobre. A propos du départ de Jean-Pierre Mignard de la présidence de Désirs d'avenir, on a droit à un véritable sénario de film où, rendez-vous compte, un fait aussi banal qu'un appel de Ségolène Royal à son compagnon, se transforme en un vaste complot destiné à évincer Mignard de son poste. On ne peut d'ailleurs que bondir lorsque l'on retrouve ce type de conversation privée -j'insiste sur le "privé" comme elle l'a rappelé au Grand jury- dans la presse. Quelle est, là encore, la part de vérité ? Ca sent à plein nez le fait totalement banal, enjolivé et transformé en drame politico-médiatique. Tout cela fait vendre, et la presse le sait.

Et pourquoi autant d'articles sur Ségolène Royal ? Elle n'est pas la seule responsable politique de ce pays. Pourtant elle est l'une des rares à être autant passée à la loupe, scrutée, ainsi que ses amis et son entourage le plus proche. Que fait-elle, avec qui est-elle, combien de personnes rassemble-t-elle ?

On pourrait discuter pendant des heures du regard que la presse porte sur elle...
Par Mel - Publié dans : Ségolène - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 9 novembre 2009
On connaissait déjà le journal Libération pour ses problèmes de dénombrement lors d'un meeting de Martine Aubry à la veille de l'élection du premier secrétaire du PS en novembre dernier. En effet, le journaliste avait annoncé sans rougir que 1.000 personnes étaient présentes chez Martine (chiffre contesté dans les commentaires de mon article d'alors par une militante présente ce soir là) puis était venu s'expliquer sans se démonter qu'il avait "un peu surestimé" en comptant "à la louche" mais-qu'il-ne-se-contentait-pas-de-compter-les-places-assises et allait jusque sur le trottoir compter les fumeurs (et probablement aussi chez les voisins d'en face...).

Maintenant, on a droit à la division par deux (normal, après la multiplication en CE1, un an plus tard en CE2, on passe aux divisions). En effet, la dépêche AFP annonçant 250 personnes, des journaux comme Le Parisien et une radio comme Europe1 se sont empressés de reprendre l'information en titrant sur la solituuuude© de Ségolène Royal !


Problème : il y avait deux fois plus de personnes hier au théâtre Dejazet. Tout simplement parce que l'orchestre était "comble" (sic Christophe Barbier sur son twitter) et que l'orchestre fait largement 350 places voire 400, dans un théâtre en comptant 700. Si on ajoute les personnes présentes au balcon que l'on voit sur cette vidéo et les organisateurs trainant -comme c'est toujours le cas- dans les couloirs et dans les allées, il n'est pas difficile d'arriver sans peiner à 450-500 personnes.




Pourquoi alors ce chiffre de 200 personnes ? Il faudrait leur demander. En tout cas, on peut tout à fait comprendre pourquoi certains organes de presse se sont empressés de le relayer. Le "ségo-bashing" est une mode. Et actuellement c'est la tendance automnale "Royal solitude™". Les alliés politiques s'en vont, les équipes s'en vont. Du coup, on titre sur le départ de certaines personnes mais pas sur l'arrivée d'autres et maintenant... fatalement... il faut faire du buzz autour d'un pseudo vide militant. Et quelque chose me dit qu'on n'a pas fini d'en entendre parler, histoire de meubler un peu le temps politique avant les régionales.

Etonnamment, en juillet dernier, lorsque la presse ne titrait pas encore sur la solitude politique de Royal (mode *vacances d'été* oblige), l'Université Participative sur les pesticides avait attiré autant de monde que celle de lundi, et personne n'avait commenté l'affluence.

Honnêtement, 500 personnes à Poitiers ce week end, une salle bien remplie pour une réunion militante dans sa région le 3 octobre, entre 400 et 500 personnes à Dejazet hier... on a connu leader socialiste plus seul.

PS : Au moment où j'écris ces lignes, un mail de l'équipe de Ségolène Royal (oui, oui, elle a une équipe) informe les militants que "Outre les images qui parlent d’elles mêmes, à défaut d’être présents et lucides il y a deux manières assez simple de vérifier ces chiffres. L'orchestre de la salle du Théâtre Dejazet compte 400 places et celles-ci étaient toutes occupées. Si l'on compte les personnes installées aux balcons, il y avait 620 personnes.
Car les règles simples de sécurité imposent au théâtre de tenir exactement le compte des entrées et des sorties en cours de soirée et le directeur du théâtre a fait ce pointage."

Vous pouvez retrouver la réaction complète de l'équipe de Royal sur le site Retablirlaverite.org (très utile ce truc décidemment).

Par Mel - Publié dans : Désirs d'avenir - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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